Free Mobile se contente-t-il d'être un simple MVNO ? Certains opérateurs concurrents suspectent le nouvel entrant de se reposer exclusivement sur son accord d'itinérance avec Orange pour faire transiter les appels et les données. En effet, le réseau de Free Mobile rencontrerait des difficultés. Une information démentie par Free Mobile.

Dans le cadre du processsus d’attribution de la quatrième licence 3G, Free Mobile s’était engagé auprès de l’Arcep à atteindre avant le 12 janvier un seuil de couverture minimal de la population de 25 %. Officiellement, l’opérateur avait rempli la part de son contrat, en se permettant même de dépasser de 2 % le seuil minimal de couverture réclamé par le régulateur.

Ce seuil de couverture minimal était une condition sine qua non de l’accord d’itinérance passé entre Orange et Free Mobile. Ce dernier ne pouvant pas, lors de son lancement commercial, couvrir toute la population française, il a été décidé de signer avec l’opérateur historique pour que ce dernier achemine les appels et les données, le temps pour Free Mobile de bâtir son propre réseau d’antennes-relais.

Or d’après une information du Figaro, le réseau de Free Mobile ne serait pas encore allumé. Autrement dit, Free Mobile se comporterait pour l’instant en simple opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO), en s’appuyant exclusivement sur Orange pour gérer les appels et la navigation mobile de ses abonnés. Y aurait-il un problème sur le réseau Free Mobile ?

Difficile de le savoir pour le moment. En tout cas, certains opérateurs soutiennent cette thèse et ont même dépêché des huissiers pour constater les dysfonctionnements supposés du réseau Free Mobile. L’article ne précise pas quels sont les opérateurs concernés, mais si l’information est exacte cela entraînerait de fâcheuses conséquences pour Free.

Si la couverture minimale de la population française par les antennes-relais de Free Mobile n’atteint pas 25 %, l’accord signé avec Orange n’entre pas en vigueur. Et c’est tout le système mis en place par le quatrième entrant qui risque de s’effondrer. Et sur un plan médiatique, il est évident que les opérateurs concurrents sauront exploiter ce problème – s’il se confirme – en invitant les clients à ne pas se ruer chez Free.

Interrogé par Le Figaro, Free Mobile a assuré que son réseau était en parfait état de marche. Deux cas de figure : soit il s’agit d’une basse manœuvre de la concurrence pour jeter une ombre sur Free, au moment où l’opérateur fait ses premiers pas dans le secteur de la téléphonie mobile, soit l’afflux massif de nouveaux clients a affecté le réseau de sorte que seule l’itinérance avec Orange fonctionne.

L’Arcep avait pourtant validé en décembre le niveau le couverture atteint par l’opérateur. « Il ressort de la vérification faite par l’Autorité que la société Free Mobile a dès à présent respecté le niveau de déploiement 3G » avait déclaré le régulateur, ajoutant qu’elle peut bénéficier « de l’itinérance sur le réseau d’un opérateur mobile tiers, afin de pouvoir fournir ses services mobiles sur l’ensemble du territoire dès son ouverture commerciale« .

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