Les quatre majors de l'industrie du disque ont accordé les droits d'exploitation de leur catalogue à MusicGiants, une boutique de musique en ligne qui mise tout sur la qualité audio.


L’une des critiques qui revient le plus à l’encontre des plateformes en ligne actuelles est la piètre qualité sonore des fichiers fournis à l’audiophile. 192 Kbps au mieux ; de quoi satisfaire l’internaute lambda, mais de quoi faire grincer les oreilles des clients les plus mélomanes. Or n’est-ce pas ces derniers que la filière musicale doit essayer de séduire en premier ? Il y a là une abération que les acteurs de la musique en ligne ont bien du mal à appréhender.

Mais Reuters nous apprend que les quatre majors de l’industrie du disque (EMI, SonyBMG, Universal Music et Warner) ont signé avec MusicGiants pour voir leurs morceaux distribués au format Windows Media Audio (WMA) Lossless, c’est-à-dire dans un format sans perdition sonore.

Ces formats, dominés pour le moment par le Monkey’s Audio et le FLAC, permettent de compresser la musique sans perte de données sonores (à la manière d’une compression zip qui n’attaque pas l’intégrité d’un document).

« La plupart des chansons disponibles sur le réseau MusicGiants peuvent être achetées pour 1,29 $. Le prix moyen d’un album est de 15,29 $ mais le prix varie avec les albums multi-disques« , annonce la plateforme.

Pour l’industrie, l’utilisation du WMA lossless a bien sûr l’avantage de bénéficier de la gestion numérique des droits (DRM) mise au point par Microsoft. Elle leur permet de contrôler l’utilisation des fichiers pour éviter ce qu’elle appelle le « piratage ». Mais il est alors impossible pour le client qui paye de recompresser le morceau lossless pour le transférer sur un baladeur numérique à mémoire flash. Si jamais le client honnête souhaite posséder une version haute-qualité pour écouter dans son salon, et une version compressée en 192 Kbps pour écouter pendant son jogging, il doit impérativement acheter le morceaux deux fois, sur deux plateformes différentes. Et si jamais il souhaitait en plus transférer le morceau sur un iPod, il devrait à nouveau sortir son portefeuille pour acheter le même morceau sur l’iTunes d’Apple.

Tandis que le client « malhonnête », qui utilise eMule pour télécharger sans payer des morceaux au format FLAC, pourra sans peine utiliser un logiciel de conversion tel que dbPowerAmp pour parvenir à ses fins…

N’est-ce pas la prochaine abération sur laquelle les majors et les boutiques en lignes devraient se pencher ?

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