Internet Explorer 6 tire sa révérence en Occident. La part du navigateur web est, dans sa version six, désormais dérisoire en Amérique du Nord et en Europe. Seuls quelques pays, dont la France, affichent encore un pourcentage notable. Mais les efforts doivent désormais se dérouler en Asie, où de nombreux internautes surfent encore avec un navigateur vieux de plus de dix ans.

Dans quelques mois, Internet Explorer 6 devrait définitivement appartenir au passé. Du moins, en Occident. La part de marché du navigateur dans sa version six ne cesse en effet de reculer, que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord. Un cap symbolique a même été franchi aux États-Unis, puisque l’usage d’Internet Explorer 6 est passé sous la barre d’un pourcent, pour se placer à 0,9 %.

Dans les faits, Internet Explorer 6 appartient déjà au passé en Occident. En effet, la part de marché d’Internet Explorer 6 dans ces pays est dérisoire. Elle atteint, dans le meilleur des cas, à peine 1,5 %. Et c’est la France qui est justement en dernière position, selon les statistiques de The Internet Explorer 6 Countdown. En pointe, c’est à dire sous 0,5 %, nous retrouvons en revanche la Suède, la Finlande, le Danemark et la Norvège.

Ce n’est donc plus tant en Europe et en Amérique que les efforts doivent être faits, mais plutôt dans les pays en Asie et dans certains pays en voie de développement. Plusieurs pays sont encore nettement au-dessus de la barre des 5 %, dont certains sont pourtant réputés pour leur grande avance technologique. C’est le cas du Japon (5,9 %) ou de la Corée du Sud (7,2 %).

Mais le champion dans ce domaine est sans aucun doute la Chine, où Internet Explorer 6 conserve une part de marché gigantesque au regard de sa vétusté. Plus d’un internaute chinois sur quatre (25,2 %) se sert d’un navigateur vieux de plus de dix ans. Même les régions très proches de la Chine, comme Taïwan (4,9 %) et Hong Kong (4,4 %) font beaucoup mieux.

Depuis quelques années, un mouvement s’est mis en marche pour encourager les utilisateurs à quitter Internet Explorer 6. Plusieurs sites majeurs ont communiqué en ce sens, à l’image de Facebook ou de YouTube, proposant une sélection de navigateurs plus performants et plus sécurisés. Car si l’utilisation d’IE6 pouvait se justifier en 2001, les arguments en sa faveur sont désormais bien faibles en 2012.

Afin de ne pas créer un autre « Internet Explorer 6 », Microsoft souhaite que les prochaines versions du navigateur se mettent à jour automatiquement, afin que les internautes bénéficient des dernières avancées techniques mises au point par l’équipe de développement. Une procédure a d’ailleurs été élaborée pour les versions 7 à 9, en fonction de l’O.S. Windows utilisé.

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