Le mouvement de l'Open Data continue de se diffuser dans l'Hexagone. Alors que plusieurs villes, conseils généraux et régions se sont lancés dans l'aventure, d'autres commencent à s'y intéresser, parfois poussés par des mouvements citoyens ad hoc. L'occasion pour l'association LiberTIC de publier une carte qui synthétise la situation.

Lentement mais sûrement, le mouvement de l’Open Data gagne du terrain dans l’Hexagone. Le nombre de villes, de conseils généraux et de régions se lançant dans l’ouverture de données publiques croît d’année en année. Même l’État français, par le biais de l’initiative data.gouv.fr, s’y met. Alors que la nouvelle année commence, l’association LiberTIC a publié la dernière version de sa carte de France de l’Open Data.

À l’heure actuelle, six villes de plus de 200 000 habitants ont d’ores et déjà engagé l’ouverture de leurs données publiques. Il s’agit de Rennes, Bordeaux, Montpellier, Nantes, Toulouse et Paris. Certaines de ses villes, comme Toulouse et Nantes, sont soutenues par un mouvement citoyen, qu’on retrouve par ailleurs dans d’autres communes. C’est le cas à Tours, Lille, Lyon, Clermont-Ferrand, Dijon et Besançon.

Le mouvement de l’Open Data ne se limite évidemment pas aux grandes aires urbaines. Des villes de moindre envergure se sont aussi lancées dans l’aventure, à l’image de Saint Quentin, Coulommiers, Longjumeau et Brocas. Malgré une population somme toute assez limitée, 800 habitants, Brocas a le mérite de se trouver dans le peloton de tête des communes les plus en avance sur l’Open Data.

Du côté des conseils généraux, le mouvement a également bien démarré puisqu’on retrouve cette initiative dans trois départements, à savoir la Gironde, le Loir-et-Cher et la Saône-et-Loire. Deux autres départements sont à suivre. Il s’agit de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire, qui ont eux aussi entamé l’ouverture de leurs données publiques.

À l’échelon supérieur, la seule région véritablement engagée dans ce processus est l’Aquitaine. Toutefois, LiberTIC souligne que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur s’y intéresse de près. Du côté des villes, signalons les engagements de La Rochelle, de Brest, du Havre et de Balma. Enfin, l’État lui-même a mis un pied dans l’Open Data via son portail dédié.

LiberTIC rappelle toutefois que la carte proposée, bien qu’assez complète, n’est pas exhaustive et que les initiatives privées ne sont pas intégrées dans la carte de l’Open Data. Il n’est donc pas surprenant que les projets du Parti socialiste, de la SNCF et de la Bibliothèque nationale de France (BNF) n’y figurent pas, pas plus que celle de Marseille Provence 2013.

L’association souligne enfin qu’en cette période électorale, il a fallu retirer la catégorie des collectivités en cours de réflexion, dans la mesure où toutes les déclarations n’ont pas été suivies d’effets. « Cette catégorisation aurait pu déclencher des déclarations politiques d’intérêt pour figurer sur cette carte médiatisée, sans que de réelles actions ne soient entreprises« .

Ce choix a le mérite de clarifier la situation de l’Open Data en France, en mettant de côté les simples déclarations d’intention. Seules les initiatives en cours ou terminées seront désormais comptabilisées par LiberTIC. Aux politiques des régions, des départements et des villes de se lancer vraiment dans l’ouverture des données publiques s’ils veulent figurer sur cette carte.

Au final, le mouvement a bel et bien démarré et devrait prendre de l’ampleur dans les mois à avenir. Des collectifs se forment pour interpeller les collectivités et les deux principales formations politiques du pays, l’UMP et le PS, ont ajouté ce principe dans leur programme numérique pour 2012.

Suivez ce lien pour voir la carte en grand format et celui-ci pour visualiser une carte interactive.

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