La loi copie privée accusée de restreindre les droits du public
Julien L. -
publié le Mercredi 30 Novembre 2011 à 11h27 -
posté dans Société 2.0
![]() La Quadrature du Net a réagi à l'adoption du projet de loi copie privée par l'Assemblée nationale. L'initiative citoyenne déplore une réduction des droits du public, à cause de la présence d'un amendement conditionnant l'exception pour copie privée à la licéité de la source. L'organisation appelle les sénateurs à purger le texte de loi de cette disposition.
Tandis que le texte part désormais au Sénat, la Quadrature du Net s'est élevée contre un amendement adopté par les députés, qui restreint les droits du public. Présenté et défendu par le député UMP Lionel Tardy, l'amendement limite l'exception pour copie privée en la conditionnant à la licéité de la source. Or, celle-ci est pratiquement impossible à déterminer. "Cet amendement propose de préciser [...] que l'exception de copie privée ne sera exigible que sur les copies réalisées à partir d'un support licite, c'est-à-dire d'un fichier ou d'un CD acheté. Cet amendement n’est pas anodin car, quoi qu’en disent les ayants droit, la copie privée est apparue à beaucoup comme une compensation de fait pour piratage et échange illicite de fichiers sur internet" a déclaré le parlementaire. "Qu’il faille traiter le problème du piratage sur internet, je n’en disconviens pas – même si je ne vois pas quelles solutions techniques on pourrait lui apporter –, mais sa résolution ne passe pas par l’exception pour copie privée. La difficulté vient justement de cette extension non assumée et de l’arrêt Padawan. Cet amendement constitue donc un coup d’arrêt à cette dérive". Or pour la Quadrature du Net, le ver est dans le fruit. "Par cette modification de l'exception pour copie privée, tout acte de copie à des fins privées serait rendu illégal, à moins que l'utilisateur ne soit en mesure de démontrer la licéité de la source utilisée". Ce qui est impossible, estime l'initiative citoyenne, à moins de suivre une procédure complexe et à l'issue incertaine. Comment déterminer dans quelles conditions une œuvre a été mise en ligne, qui l'a mise en ligne ? Avec ou sans autorisation de l'auteur et si oui, portant sur quels territoires ? Un CD prêté par son cousin est-il contrefait ? Autant de questions qui risquent de ne trouver aucune réponse, créant alors une "insécurité juridique considérable pour le public" explique Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation. Comme nous l'écrivions alors, seul le propre comportement du copiste était jusqu'à présent pris en compte. Avec un tel amendement, il faudra que l'utilisateur soit en mesure de connaître l'attitude de ceux qui l'ont précédé dans la chaîne de reproduction de l'oeuvre afin de vérifier la licéité de la source utilisée. Une situation intenable, que même le label PUR de l'Hadopi n'ose aborder. Le label décerné par la Haute Autorité se contente en effet de rappeler que si personne n'a contesté la légalité de l'offre proposée par une plate-forme, cette dernière peut être labellisée. Or, la Hadopi ne peut pas affirmer que les offres labellisées sont effectivement légales. Même les services qui semblent les plus respectueux peuvent quand même être la cible des ayants droit. à lire aussi
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Commentaires à propos de «La loi copie privée accusée de restreindre les droits du public»
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lildadou
le 30/11/2011 à 11:49
Vous avez vu la dernière idée de la SACD? Taxer la bande passante au prétexte que du contenu passe dessus. Vous pensez que la portée de la taxe n'espère que se limiter aux contenus dont la source est licite? Non, bien évidement.
Tout ça me semble un peu capillotracté.
Le débat sur le fait de savoir si la copie est licite quand la source est illicite est une sorte de leurre. On a joué depuis quelques années sur le silence de certains articles du code, en martelant que l'exception de copie privée permet de purger la question de la source, mais c'est une connerie. Il est assez évident que si la source est illicite (ex : mise en partage sur une plateforme P2P), la copie l'est aussi. L'amendement de Tardy élimine l'hypocrisie qu'il y a à le nier. Qu'ensuite il soit techniquement très difficile d'établir la licéité d'une source, et que ça rende l'amendement probablement inapplicable, je suis d'accord, mais le principe reste cohérent. Par cette modification de l'exception pour copie privée, tout acte de copie à des fins privées serait rendu illégal, à moins que l'utilisateur ne soit en mesure de démontrer la licéité de la source utilisée C'est faux, ça reste à la justice de prouver que la source est illicite. C'est ce qu'on appelle la présomption d'innocence. Je suis innocent jusqu'à preuve du contraire et non je suis coupable tant que je n'ai pas prouvé mon innocence. Le problème reste donc entier, car il n'est pas possible à la justice de prouver que la source est illicite, par exemple, si j'achète un DVD, que je fais une copie privé et que je revend le DVD d'origine, il n'y a légalement toujours pas de problème. Je suis le premier à le déplorer, mais malheureusement, les déclarations de la Quadrature du Net, tout le monde s'en fout... :-(
Quand je dis "tout le monde", je pensais surtout aux politiques (cf la fameuse expression "cinq gus dans leur garage")
U., le 30/11/2011 - 12:06
Tout ça me semble un peu capillotracté. Le débat sur le fait de savoir si la copie est licite quand la source est illicite est une sorte de leurre. On a joué depuis quelques années sur le silence de certains articles du code, en martelant que l'exception de copie privée permet de purger la question de la source, mais c'est une connerie. Il est assez évident que si la source est illicite (ex : mise en partage sur une plateforme P2P), la copie l'est aussi. L'amendement de Tardy élimine l'hypocrisie qu'il y a à le nier. Qu'ensuite il soit techniquement très difficile d'établir la licéité d'une source, et que ça rende l'amendement probablement inapplicable, je suis d'accord, mais le principe reste cohérent. Tu as différentes notions avec la source licite. Le cas des dvd, ou même avec une source licite la copie est illicite. Par contre si les copies privées ne sont des copies que de source licite, pourquoi taxer les supports de stockage et les appareils et non la source de la copie au moment de l’achat du fichier. - L'avenir de la Copie privée ?
Cette loi/1985 de Jack Lang , maintes fois dévoyée, n'en a aucun ... à part contenter les ayants-droits ! Ils évitent de parler d'un "droit d'usage" ( Ettighoffer ) , nécessité contre les abus de la propriété intellectuelle & la libre-circulation sur le web, sans barrières tarifaires ! Adieu Licence Globale , plus de solution alternative et encadrez la traçabilité des échanges .. Hollande l'a décidé pour nous ! Laissons-les faire ...mais on rira bientôt quand tout ça finira par se crasher comme c'est le cas pour l'€uro en ce moment ( ou avec l'€ ; quand les gens n'auront plus assez de pouvoir d'achat pour financer le Copyright ) ! A ce moment-là ; les Creative Commons paraitront enfin comme la seule alternative crédible ... bourgpat, le 30/11/2011 - 13:27 U., le 30/11/2011 - 12:06
Tout ça me semble un peu capillotracté. Le débat sur le fait de savoir si la copie est licite quand la source est illicite est une sorte de leurre. On a joué depuis quelques années sur le silence de certains articles du code, en martelant que l'exception de copie privée permet de purger la question de la source, mais c'est une connerie. Il est assez évident que si la source est illicite (ex : mise en partage sur une plateforme P2P), la copie l'est aussi. L'amendement de Tardy élimine l'hypocrisie qu'il y a à le nier. Qu'ensuite il soit techniquement très difficile d'établir la licéité d'une source, et que ça rende l'amendement probablement inapplicable, je suis d'accord, mais le principe reste cohérent. Tu as différentes notions avec la source licite. Le cas des dvd, ou même avec une source licite la copie est illicite. Par contre si les copies privées ne sont des copies que de source licite, pourquoi taxer les supports de stockage et les appareils et non la source de la copie au moment de l'achat du fichier. Sauf que la loi reconnaît le droit de copier le DVD "dans le cadre du cercle familial". Même en évacuant le problème des DRM, si tu dupliques massivement le DVD, tu seras contrefacteur et y a pas d'exception de copie privée. Sauf que là ça n'est plus la source qui est illicite, mais la duplication. De toutes façons, le support physique n'est pas une bonne base de réflexion pour penser la copie privée en contexte numérique. C'est toute la construction légale de 85 qui est caduque, en réalité. U., le 30/11/2011 - 13:54
bourgpat, le 30/11/2011 - 13:27 U., le 30/11/2011 - 12:06
Tout ça me semble un peu capillotracté. Le débat sur le fait de savoir si la copie est licite quand la source est illicite est une sorte de leurre. On a joué depuis quelques années sur le silence de certains articles du code, en martelant que l'exception de copie privée permet de purger la question de la source, mais c'est une connerie. Il est assez évident que si la source est illicite (ex : mise en partage sur une plateforme P2P), la copie l'est aussi. L'amendement de Tardy élimine l'hypocrisie qu'il y a à le nier. Qu'ensuite il soit techniquement très difficile d'établir la licéité d'une source, et que ça rende l'amendement probablement inapplicable, je suis d'accord, mais le principe reste cohérent. Tu as différentes notions avec la source licite. Le cas des dvd, ou même avec une source licite la copie est illicite. Par contre si les copies privées ne sont des copies que de source licite, pourquoi taxer les supports de stockage et les appareils et non la source de la copie au moment de l'achat du fichier. Sauf que la loi reconnaît le droit de copier le DVD "dans le cadre du cercle familial". Même en évacuant le problème des DRM, si tu dupliques massivement le DVD, tu seras contrefacteur et y a pas d'exception de copie privée. Sauf que là ça n'est plus la source qui est illicite, mais la duplication. De toutes façons, le support physique n'est pas une bonne base de réflexion pour penser la copie privée en contexte numérique. C'est toute la construction légale de 85 qui est caduque, en réalité. +1 Mais les ayants-droit s'y accrochent car en attendant cette "construction légale de 85" leur rapporte de plus en plus de thunes ! Et cela ils adorent ! """que l'exception de copie privée ne sera exigible que sur les copies réalisées à partir d'un support licite, c'est-à-dire d'un fichier ou d'un CD acheté. """
Donc downloader un truc sur une catch up tv ou s'enregistrer un truc à la télé c'est bon ou c'est pas bon ?????? Je changerai rien à mes habitudes mais je me dis qu'à ce rythme là , avec tout leurs décrets , amendements lois ,98% de la population finira par etre hors la loi sur quelque(s) chose(s) , c'est du grand n'imp. Heu, petite question: ne peut-on pas dire que la source est forcément licite à l'origine?
J'entends par là que le premier à avoir copié/encodé un fichier n'a pu le faire qu'à partir d'un CD ou DVD officiel (sauf cas rare type screener). Dès lors, on a une série de copies qui ont forcément leur origine à une source licite...non? lildadou, le 30/11/2011 - 11:49 Vous avez vu la dernière idée de la SACD? Taxer la bande passante au prétexte que du contenu passe dessus. Vous pensez que la portée de la taxe n'espère que se limiter aux contenus dont la source est licite? Non, bien évidement.très bonne remarque Elisheva, le 30/11/2011 - 14:03
Heu, petite question: ne peut-on pas dire que la source est forcément licite à l'origine? J'entends par là que le premier à avoir copié/encodé un fichier n'a pu le faire qu'à partir d'un CD ou DVD officiel (sauf cas rare type screener). Dès lors, on a une série de copies qui ont forcément leur origine à une source licite...non? Appel" Mulholland Drive" ... Test en trois étapes, cela ne te dirait rien ? speed, le 30/11/2011 - 14:02 """que l'exception de copie privée ne sera exigible que sur les copies réalisées à partir d'un support licite, c'est-à-dire d'un fichier ou d'un CD acheté. """ Donc downloader un truc sur une catch up tv ou s'enregistrer un truc à la télé c'est bon ou c'est pas bon ?????? Je changerai rien à mes habitudes mais je me dis qu'à ce rythme là , avec tout leurs décrets , amendements lois ,98% de la population finira par etre hors la loi sur quelque(s) chose(s) , c'est du grand n'imp. oui, on peut tous aller en taule si on suit leur logique Par cette modification de l'exception pour copie privée, tout acte de copie à des fins privées serait rendu illégal, à moins que l'utilisateur ne soit en mesure de démontrer la licéité de la source utilisée C'est faux, ça reste à la justice de prouver que la source est illicite. C'est ce qu'on appelle la présomption d'innocence. Je suis innocent jusqu'à preuve du contraire et non je suis coupable tant que je n'ai pas prouvé mon innocence. Le problème reste donc entier, car il n'est pas possible à la justice de prouver que la source est illicite, par exemple, si j'achète un DVD, que je fais une copie privé et que je revend le DVD d'origine, il n'y a légalement toujours pas de problème. ce n'est plus vrai depuis la mise en place e la hadopi, ou c'est a toi de prouver ton innocence vis a vis de l'accusation de negligence caracterisee, la hadopi n'etant pas en mesure d'apporter de preuve: les releves de TMG n'etant pas des preuves, dans le meilleurs des cas ils constituent un faisceau de presomption, qui necessiterais une enquete plus approfondie afin de mettre en evidence de veritables preuves admissibles par un tribunal, ce qui donne d'ailleurs tout son sens a la circulaire envoyee a tous les parquets de france les enjoignants a enterriner les dossier (pas enterrer, attention) SANS faire de complements d'enquetes. et pour cause, la oindre analyse de la part d'un juge de cette mascarade ferait rejeter le dossier pour manque de preuves!! Elisheva, le 30/11/2011 - 14:03 Heu, petite question: ne peut-on pas dire que la source est forcément licite à l'origine? J'entends par là que le premier à avoir copié/encodé un fichier n'a pu le faire qu'à partir d'un CD ou DVD officiel (sauf cas rare type screener). Dès lors, on a une série de copies qui ont forcément leur origine à une source licite...non? Quoi qu'après réflexion, on peut faire un screener chez soit à partir d'un DVD acheté aussi... Donc au final il ne reste que la copie d'un CD non encore diffusé. Ca limite vachement le champs d'application de ce texte. Natasha, le 30/11/2011 - 14:10 Elisheva, le 30/11/2011 - 14:03
Heu, petite question: ne peut-on pas dire que la source est forcément licite à l'origine? J'entends par là que le premier à avoir copié/encodé un fichier n'a pu le faire qu'à partir d'un CD ou DVD officiel (sauf cas rare type screener). Dès lors, on a une série de copies qui ont forcément leur origine à une source licite...non? Appel" Mulholland Drive" ... Test en trois étapes, cela ne te dirait rien ? Indded ; il faudrait d'ailleurs rappeler en quoi ça consiste, parce qu'au niveau européen c'est la règle. QuadratureDuNet], le 01/01/1970 - 01:00 Par cette modification de l'exception pour copie privée, tout acte de copie à des fins privées serait rendu illégal, à moins que l'utilisateur ne soit en mesure de démontrer la licéité de la source utiliséeCaptain44800, le 30/11/2011 - 16:50 QuadratureDuNet], le 01/01/1970 - 01:00 Par cette modification de l'exception pour copie privée, tout acte de copie à des fins privées serait rendu illégal, à moins que l'utilisateur ne soit en mesure de démontrer la licéité de la source utiliséeHadopi n'étant pas une instance judiciaire, la notion de présomption d'innocence n'a aucun sens. Par contre, si Hadopi défère ton dossier devant une autorité judiciaire, tu auras le droit à la présomption d'innocence comme n'importe quel justiciable. Si un flic te fait le gros yeux parce que tu as traversé en dehors du passage clouté, tu vas lui dire "présomption d'innocence" ? Par contre, s'il transmet ton dossier à la justice, alors tu rentres dans le cadre de la présomption d'innocence. Sinon tout le monde oublie que la présomption d'innocence n'existe pas dans le cas de contraventions devant un tribunal de police ou un tribunal de proximité. Article 537 du code de procédure pénale : Les contraventions sont prouvées soit par procès-verbaux ou rapports, soit par témoins à défaut de rapports et procès-verbaux, ou à leur appui.
Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les procès-verbaux ou rapports établis par les officiers et agents de police judiciaire et les agents de police judiciaire adjoints, ou les fonctionnaires ou agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire auxquels la loi a attribué le pouvoir de constater les contraventions, font foi jusqu'à preuve contraire. La preuve contraire ne peut être rapportée que par écrit ou par témoins. C'est écrit en toutes lettres : ce sont les PV qui font foi et c'est à l'accusé de prouver son innocence par écrit ou par témoins. Et ça, ça date de 1958 !!! zig, le 30/11/2011 - 17:12 Captain44800, le 30/11/2011 - 16:50 QuadratureDuNet], le 01/01/1970 - 01:00 Par cette modification de l'exception pour copie privée, tout acte de copie à des fins privées serait rendu illégal, à moins que l'utilisateur ne soit en mesure de démontrer la licéité de la source utiliséeHadopi n'étant pas une instance judiciaire, la notion de présomption d'innocence n'a aucun sens. Par contre, si Hadopi défère ton dossier devant une autorité judiciaire, tu auras le droit à la présomption d'innocence comme n'importe quel justiciable. Si un flic te fait le gros yeux parce que tu as traversé en dehors du passage clouté, tu vas lui dire "présomption d'innocence" ? Par contre, s'il transmet ton dossier à la justice, alors tu rentres dans le cadre de la présomption d'innocence. Sinon tout le monde oublie que la présomption d'innocence n'existe pas dans le cas de contraventions devant un tribunal de police ou un tribunal de proximité. Article 537 du code de procédure pénale : Les contraventions sont prouvées soit par procès-verbaux ou rapports, soit par témoins à défaut de rapports et procès-verbaux, ou à leur appui.
Sauf dans les cas où la loi en dispose autrement, les procès-verbaux ou rapports établis par les officiers et agents de police judiciaire et les agents de police judiciaire adjoints, ou les fonctionnaires ou agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire auxquels la loi a attribué le pouvoir de constater les contraventions, font foi jusqu'à preuve contraire. La preuve contraire ne peut être rapportée que par écrit ou par témoins. C'est écrit en toutes lettres : ce sont les PV qui font foi et c'est à l'accusé de prouver son innocence par écrit ou par témoins. Et ça, ça date de 1958 !!! Tu as raison. Sauf que l'HADOPI n'est pas vraiment un officier ou agent de police judiciaire pour faire foi. Et encore moins TMG. On est dans le cas présent dans un écosystème juridique inédit.
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