L'un des trois co-fondateurs de Twitter s'exprimait sur le modèle économique du réseau social de micro-blogging. Jack Dorsey le dit basé sur la sérendipité, ce qui peine à convaincre tant cela ressemble à la justification de la publicité non sollicitée.

Le modèle économique de Twitter est, depuis le lancement du service en 2006, un véritable mystère. Toutes les pistes ont été évoquées : services premium payants, outils supplémentaires, publicité sur le site, publicité entre les tweets… Quelques expérimentations sont d’ailleurs en place, comme les « Promoted accounts« , des comptes de clients qui sont mis en avant sur le réseau.

Mais rien n’a semblé très concluant, alors que la firme fondée par Jack Dorsey, Biz Stone et Evan Williams est aujourd’hui évaluée à près de 8 milliards de dollars (environ 6 milliards d’euros). Dorsey, qui s’exprimait lors de conférence Techonomy 2011 ce dimanche, a pourtant cherché à entériner certaines de ces pistes.

Selon lui, « le modèle économique est basé sur la sérendipité« , le fait de réaliser une découverte inattendue grâce au hasard. Ainsi, les tendances, comptes ou tweets promus seraient, pour Twitter, une façon de « présenter quelque chose de nouveau » aux utilisateurs. « Quelque chose qui serait difficile de trouver mais qui [les] intéresse« , comme le rapporte Cnet.

Si Jack Dorsey insiste sur le fait que c’est l’expérience utilisateur qui prime, la firme devra donc faire attention à ne pas polluer les comptes avec cette publicité. En effet, ces premiers essais ne semblent pas très prometteurs avec seulement 1 à 5 % de clics, même si Dorsey compare ces chiffres aux premiers jours de Google AdWords. Cette tentative de justification de la publicité non sollicité et pas forcément en rapport avec ce qui intéresse les utilisateurs donnera du grain à moudre aux sceptiques qui ne croient pas en ce réseau et en sa viabilité économique.

Photo cc The Demo Conference

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