Le prochain album de Lady Gaga sera-t-il distribué gratuitement ? Le manager de la chanteuse n'est en tout cas pas hostile à l'idée. Lors de la dernière conférence f8 organisée par Facebook, il a expliqué que le CD n'était finalement qu'un vecteur de promotion servant à faire connaître l'artiste à un public aussi large que possible.

Lors de la dernière conférence f8, l’attention des médias s’est essentiellement portée sur l’évolution du profil Facebook et l’arrivée des boutons d’action et de partage. Or, une table ronde sur la musique numérique, passée relativement inaperçue, a été l’occasion d’entendre en particulier le manager de Lady Gaga, Troy Carter. À cette occasion, ce dernier a pu exprimer ses vues sur le rôle que doit avoir désormais le CD.

Interrogé sur le futur de la musique numérique, en compagnie notamment du PDG de Spotify, Troy Carter a estimé que l’album de musique, qu’il soit physique ou en format numérique, n’est plus vraiment la finalité du travail de l’artiste. C’est davantage un vecteur de publicité qui doit permettre aux musiciens et aux chanteurs de se faire connaitre et de conquérir un nouveau public.

« Ce que nous cherchons à faire n’est pas seulement de vendre un CD ou un fichier numérique« . Ce qui est important, « c’est combien de personnes on peut amener vers la musique. Combien de personnes peuvent en faire l’expérience ? Si cela ne tenait qu’à moi, je donnerais tout de suite le prochain album et le mettrait sur chaque mobile sur lequel il est possible de le mettre » a-t-il expliqué, dans des propos repris par The Guardian.

L’opinion de Troy Carter sur le rôle du CD dans le parcours de l’artiste n’est pas totalement une surprise. La protégée du manager, Lady Gaga, est sur la même longueur d’onde. L’an dernier, la chanteuse avait expliqué qu’elle n’a que faire du téléchargement illicite puisque cela sert sa promotion et incite les internautes à se rendre aux concerts qui, eux, restent rares.

Comme nous l’expliquions alors, des chanteurs et des musiciens de premier plan ne misent plus sur la vente de disques pour vivre de leur art, mais sur les activités périphériques qui ont encore une valeur économique induite par leur rareté. C’est le cas des concerts qui, s’il se retrouve aussi sur les réseaux P2P et sur les sites de téléchargement direct, offrent tout de même une expérience unique.

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