Après avoir ciblé les plus grands avec trois spots TV, l'Hadopi oriente visiblement sa communication vers les plus jeunes. À travers l'usage du dessin animé, la Haute Autorité se présente et explique son rôle aux enfants.

C’est Muriel Marland-Militello qui va être contente. La députée UMP des Alpes-Maritimes avait réclamé en avril dernier, par le biais d’une question écrite adressée à Frédéric Mitterrand, le renforcement de la sensibilisation des plus jeunes vis-à-vis de l’action de l’Hadopi et des effets néfastes du téléchargement illicite. Il semble qu’elle ait été entendue, puisque une nouvelle campagne se met en place.

Signalée par PC Inpact, cette communication prend ses distances avec la précédente opération, qui a coûté 3 millions d’euros et composée notamment de trois spots TV. Pas de véritable Emma Leprince cette fois-ci, mais plutôt des clips sous forme de dessins animés. Un choix qui permettra à l’Hadopi de mieux faire passer son message, puisqu’il s’agit d’un format très populaire chez les plus jeunes.

Cette approche n’est pas sans rappeler la fameuse vidéo éducative diffusée par France 5 l’année dernière. Baptisé Super Crapule, le clip mettait en scène l’Hadopi sous forme de super-héros (Captain Copyright) dont la mission est de lutter inlassablement contre le téléchargement illégal. L’opération avait été vivement contestée, forçant France 5 à reculer en admettant des « erreurs factuelles« .

Toujours à destination des enfants, rappelons également le projet du ministère de l’éducation nationale qui veut un portail dédié à l’Internet responsable. Cet espace doit être articulé autour de trois grands thèmes, dont l’un concernera l’éducation des jeunes aux droits et devoirs liés aux usages des technologies de l’information et de la communication. Une sensibilisation aux lois Hadopi et Dadvsi est prévue.

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