Le gouvernement a détaillé la manière dont il allait utiliser les deux milliards d'euros réservés au déploiement du très haut débit en France. La majorité de la somme servira à soutenir la capacité d'investissement des opérateurs, mais également à financer des initiatives en zone rurale. Le reliquat sera dédié à la montée en débit dans les zones blanches et à la conception de satellites permettant une couverture exhaustive du territoire.

Épinglée l’an dernier pour son manque d’ambition dans le très haut débit, la France veut désormais être en pointe dans la fibre optique. Depuis fin 2009, le gouvernement a mobilisé deux milliards d’euros pour soutenir le déploiement de la fibre optique en France. De leur côté, les fournisseurs d’accès à Internet souhaitent raccorder plus de 3400 communes d’ici cinq ans.

« Les opérateurs ont fait part de leur intention d’engager, d’ici cinq ans, ce déploiement sur le territoire de plus de 3400 communes regroupant, avec les 148 communes constituant les zones très denses, près de 57 % des ménages français » a indiqué le gouvernement. Malgré l’existence de plus de 36 000 communes en France, l’État et les FAI veulent d’abord concentrer leurs efforts sur les régions densément peuplées.

Les deux milliards d’euros consacrés au très haut débit seront utilisés ainsi : l’État compte d’abord accorder des prêts, d’un montant total d’un milliard d’euros, afin de renforcer la capacité d’investissement des opérateurs. En fonction des engagements des FAI en matière de rapidité et de d’homogénéité du déploiement, un label gouvernemental pourra être obtenu.

Le fonds d’aménagement numérique des territoires (FANT) recevra de son côté une enveloppe de 900 millions d’euros. Cet argent servira « aux projets des collectivités territoriales de déploiement de fibre optique » à travers une articulation intelligente entre le secteur privée et l’initiative publique « en prenant en compte la proportion de la population vivant en territoire rural« .

Sur ce montant, une part minoritaire sera dédiée « à l’amélioration de la fourniture d’accès à Internet à haut débit par des technologies alternatives telles que la montée en débit« . À défaut de câbler immédiatement en fibre optique, l’Etat veut réduire la fracture numérique lorsque cela est possible. Cela rejoint la position de l’Arcep qui est favorable à la montée en débit.

Une enveloppe de 40 millions d’euros, pouvant à terme être portée à 100 millions d’euros, sera enfin consacrée à la couverture par satellite. Cette somme visera à alimenter « des travaux de recherche et de développement visant à préparer la nouvelle génération de satellites dédiés à l’accès très haut débit » en permettant « à terme une couverture exhaustive du territoire national« .

Rappelons que le président de la République souhaite raccorder 70 % des foyers français au très haut débit d’ici 2020, puis 100 % des ménages cinq ans plus tard.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés