Google porte à douze le nombre d'accords signés en Europe avec des bibliothèques. Cette semaine, le géant américain a annoncé avoir conclu un partenariat avec la bibliothèque nationale tchèque pour numériser 200 000 ouvrages.

Les accords de numérisation se multiplient entre Google et les principales bibliothèques du monde. Mardi, la firme de Mountain View a annoncé la conclusion d’un partenariat avec la bibliothèque nationale tchèque. Celui-ci portera sur une collection forte de 200 000 ouvrages publiés entre le 16ème et le 18ème siècle. Avec cet accord décroché en République Tchèque, Google porte à douze le nombre de contrats signés en Europe.

Dans le détail, les livres qui seront numérisés sont rédigés dans plusieurs langues. En plus du tchèque, Google devra numériser des ouvrages écrits en russe, en polonais, en allemand, en latin, en italien, en français et en grec. Lorsque le processus de numérisation sera achevé, la firme américaine mettra les fichiers numériques sur son service en ligne.

L’an dernier, Google avait décroché plusieurs accords avec des bibliothèques européennes. Aux Pays-Bas, la firme américaine s’était entendue en juillet 2010 avec les autorités pour numériser 160 000 livres. En Italie, le partenariat conclu avec les bibliothèques de Rome et de Florence porte sur une collection totale de plus d’un million de titres. D’autres contrats ont été signés en Autriche ou en France, en particulier à Lyon.

Malgré la réticence des pouvoirs publics, notamment français, tous ont fini par reconnaître que la puissance de feu de Google dans ce domaine était incontestable. Depuis, les autorités ont fini par s’orienter vers un partenariat avec Google, afin que chacun puisse avoir un rôle à jouer dans la numérisation du patrimoine. Une alliance de raison, au regard des enjeux.

Le responsable du rapport sur « la politique du livre face au défi numérique » avait en effet souligné les faibles moyens techniques et financiers de la Bibliothèque Nationale de France pour gérer efficacement la numérisation du patrimoine. Avec le Grand Emprunt, la France pourra mobiliser pas moins de 750 millions d’euros dans le cadre de la préservation des œuvres nationales et participer au grand dessein de Google.

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