Après l'Autriche et l'Italie, c'est au tour des Pays-Bas de signer un accord avec Google Livres. La firme américaine va devoir numériser pas moins de 160 000 ouvrages du 18e et 19e siècles. Par ailleurs, le géant de la recherche fournira également le projet européen Europeana, en plus de sa bibliothèque numérique.

C’est une nouvelle percée de Google Livres dans le bastion européen. Alors que quelques pays en Europe sont toujours réticents à confier la numérisation de leur patrimoine littéraire à Google, d’autres ont finalement tranché en faveur de la firme américaine et se sont ralliés au projet de bibliothèque numérique. Car en effet, les Pays-Bas viennent de signer un accord avec le géant de la recherche.

Ce nouveau partenariat est donc le troisième qu’obtient Google en Europe, après avoir convaincu l’Autriche dans un premier temps, puis les autorités italiennes dans un deuxième temps, en mars dernier. Selon le message laissé par Philippe Colombet sur le blog officiel de Google, la firme américaine « va scanner plus de 160 000 ouvrages tombés dans le domaine public, et rendre cette collection globalement disponible via Google Livres« .

C’est la bibliothèque nationale des Pays-Bas, la Koninklijke Bibliotheek, qui se chargera de fournir les ouvrages en question, dont la plupart ont été rédigés aux 18e et 19e siècles. Détail d’importance, Google ne compte pas remplir uniquement sa bibliothèque, mais souhaite aussi participer à la bibliothèque européenne Europeana.

Selon Philippe Colombet, « tous ceux qui sont intéressés par l’histoire néerlandaise pourront accéder à toute une gamme d’œuvres fascinantes de personnalités de premier plan, comme des penseurs, des hommes d’Etat, des poètes et des universitaires« . Et le responsable du développement de partenariat stratégique de poursuivre que l’accord permettra « de présenter de nouveaux aspects du développement des Pays-Bas comme Etat-nation« .

« Une part importante du savoir culturel, historique, scientifique et religieux de l’humanité, collecté et conservé au fil des siècles, se trouve dans les bibliothèques européennes » a poursuivi Philippe Colombet, très enthousiaste. « C’est une bonne de voir que nous nous efforçons tous de tendre vers le même objectif d’améliorer l’accès de chacun au savoir ».

En France, il n’y a plus d’opposition de principe à un partenariat avec Google, même si Frédéric Mitterrand aimerait voir l’apparition d’une alternative crédible française, ou à défaut européenne. Le rapport de Marc Tessier sur la numérisation du patrimoine littéraire avait d’ailleurs reçu le soutien de la Commission des finances.

Ce document proposait « une numérisation aussi exhaustive que possible du patrimoine de la Bibliothèque nationale de France, et dans le cadre d’un partenariat avec Google, d’échanger des fichiers, ou à défaut de mettre en place une filière commune de numérisation« .

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