Il faut croiser les doigts en espérant que la transition vers l’IPv6 sera la plus souple possible. Le nombre d’adresses IPv4 encore assignables est désormais très faible. La NRO, l’organisation chargée de coordonner les cinq registres régionaux d’adresses IP, a fait savoir lundi que moins de 5 % des IPv4 étaient encore disponibles, ce qui est conforme aux prévisions. Au début de l’année, nous avions déjà signalé que moins de 10 % du stock était encore disponible, puis moins de 8 % en avril. La pénurie totale est prévue pour la mi-2011.

Le risque que le nombre des adresses IPv4 disponibles se réduise à néant est connu depuis les années 1980. Codées en 32 bits, elles n’offrent que 4,3 milliards de possibilités. Le protocole IPv6 a donc été conçu pour le remplacer, avec des adresses codées sur 128 bits, qui permettent jusqu’à 667 millions de milliards d’adresses IP disponibles… par millimètre carré de surface du globe. L’idée que l’IPv6 arrive lui-même un jour à saturation est inimaginable.

Cependant, les deux protocoles ne sont pas directement compatibles entre eux, et demandent que des stratégies de transition soient mises en place. C’est à ce niveau que des problèmes pourraient se poser, d’autant que les opérateurs ont mis très longtemps avant de commencer à investir pour mettre leurs infrastructures à niveau, et qu’aucune solution n’est parfaite.

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