Trois mois. C’est le temps qu’il aura fallu pour que le nombre d’adresses IPv4 encore disponibles passe de 10 à moins de 8 % (7,8 % très exactement). En à peine un trimestre, le stock d’adresses encore libre a fondu comme neige au soleil. Une baisse évidemment préoccupante, qui a incité la Number Resource Organisation, l’organisme en charge de l’attribution des adresses IP dans le monde, à publier un nouveau communiqué de presse pour faire le point sur la situation.

« Le taux d’attribution des adresses IPv4 continue d’augmenter en raison du nombre croissant d’appareils nécessitant une adresse IP – téléphones portables, ordinateurs portables, serveurs, routeurs, etc – » a déclaré Axel Pawlik, le le président de la Number Resource Organisation. « Nous avons également vu de nombreuses demandes pour de nouvelles adresses IP de pays émergents, dont les populations arrivent beaucoup plus rapidement en ligne qu’auparavant« .

Du côté des registres Internet régionaux (RIR), c’est inévitablement l’APNIC (Asia-Pacific Network Information Center) qui est le principal demandeur de nouvelles adresses. Ainsi, la Number Resource Organisation souligne qu’il a fallu distribuer près de 1,6 adresse toutes les 8 secondes sur le premier trimestre de cette année. Cependant, la pénurie d’adresses devrait être évitée de justesse, grâce à l’adoption de l’IPv6.

« Le déploiement de l’IPv6 est la clé pour le développement d’infrastructures qui permettront au réseau de supporter des milliards d’individus et d’appareils qui se connecteront dans les années à venir » avait souligné Axel Pawlik début janvier. Les choses se mettent doucement en place. En 2009, les attributions pour des adresses IPv6 ont bondi de 30 % parmi les cinq registres Internet régionaux, a noté le président de la Number Resource Organisation.

Selon les estimations, on considère que la saturation des adresses IPv4 devrait survenir d’ici un an ou deux. Et pour cause, le format de cette adresse repose sur 4 octets (32 bits), ce qui n’autorise que 4 228 250 626 combinaisons différentes. Le NAT (Network Address Translation) a permis de contourner pendant un temps cette limitation, mais à terme la migration sur le format d’adresse IPv6 est inévitable.

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