La surprise est de taille. Contre toute attente, ce ne sera pas Lenovo qui mettra la main sur Palm, mais bien une entreprise américaine. En effet, Hewlett-Packard a annoncé hier soir sur son site officiel le rachat de Palm pour 1,2 milliard de dollars (5,70 dollars en cash et par action). Cette « combinaison permettra d’accélérer la croissance de HP dans un marché de la téléphonie mobile pesant plus de 100 milliards de dollars » explique la société.

Ces dernières semaines pourtant, les rumeurs laissaient plutôt entendre que le salut de Palm viendrait d’une société asiatique, comme le géant chinois Lenovo ou le constructeur taïwanais HTC. En effet, ce rachat aurait permis non seulement à Lenovo d’investir plus en profondeur le marché occidental, mais surtout de mettre un pied dans le secteur de la téléphonie mobile. Finalement, Palm restera bel et bien dans le giron américain.

Cependant, le rachat de Palm (et donc de son système d’exploitation mobile Palm webOS) s’inscrit dans une logique qui doit préparer l’entreprise américaine à entrer dans le secteur des appareils mobiles. En effet, Hewlett-Packard a dans ses cartons un projet de tablette tactile, la Slate, et nul doute que la possession d’un système d’exploitation mobile (et toute l’armada de brevets possédés par Palm) est un atout dans un secteur qui sera fortement concurrentiel dans les prochains mois.

« Le système d’exploitation innovant de Palm fournit une plate-forme idéale pour développer la stratégie de mobilité de Hewlett-Packard et créer une expérience unique en couvrant plusieurs appareils mobiles connectés » a déclaré Todd Bradley, le vice-président exécutif du groupe. « Et, Palm possède d’importants actifs dans le domaine de la propriété intellectuelle et a une équipe très qualifiée. Le marché du smartphone est vaste, rentable et en rapide expansion » a-t-il noté, rappelant que « les progrès en mobilité offrent certaines opportunités, et HP à l’intention d’être un leader sur ce marché« .

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