Royaume-Uni : les géants du web s'opposent à la loi sur l'économie numérique
Julien L. -
publié le Jeudi 03 Décembre 2009 à 14h49 -
posté dans Peer-to-Peer
![]() Dans une lettre commune adressée hier au secrétaire d'Etat britannique Peter Mandelson, quatre sociétés majeures du web (eBay, Facebook, Google et Yahoo) ont fait part de leurs inquiétudes quant à certaines dispositions de la loi sur l'économie numérique. En effet, d'importantes prérogatives seraient attribuées à l'exécutif, lui permettant de modifier sans aucun contrôle le cadre de la propriété intellectuelle.
Qu'il semble loin le temps où Gordon Brown, très en verve, élevait l'accès à Internet au même rang que l'eau et le gaz, promettant à chacun un accès haut-débit d'au moins 2 Mbps d'ici trois ans. Il y a deux semaines, nous nous faisions l'écho de fuites probablement orchestrées par le gouvernement pour mieux faire passer la riposte graduée. Ces rumeurs faisaient état d'une modification substantielle des textes, afin de confier de nouvelles prérogatives à l'exécutif. Comme nous l'écrivions alors, ce nouveau projet de loi autoriserait le secrétaire d'État à effectuer n'importe quelle modification aux droits de propriété intellectuelle (droits d'auteur, marques, brevets...) par simple voie réglementaire, sans passer par le contrôle nécessaire de l'appareil législatif. Dès lors, passant en outre le parlement britannique, le gouvernement pourrait à loisir créer de nouvelles sanctions contre les internautes adeptes du peer-to-peer (peines de prison, amendes) ou déployer la riposte graduée sans aucun débat. Théoriquement, ces nouvelles dispositions pourraient même concéder de nouvelles attributions aux ayants droit. Les bibliothèques, les entreprises, les écoles et même les fournisseurs d'accès à Internet seraient éventuellement dans l'obligation de fournir des informations personnelles sur leurs utilisateurs ou de bloquer certaines protocoles ou sites web. Évidemment, nous avions estimé que ces ajouts étaient vraiment trop gros pour être acceptés. Cependant, dans le doute, les principaux acteurs du web au Royaume-Uni ont préféré prendre les devants, "au cas où". Ainsi, plusieurs géants du net ont signé une lettre commune (.pdf) adressée à Peter Mandelson, afin de lui faire part de leur "graves inquiétudes" sur certaines dispositions de cette fameuse loi sur l'économie numérique. Parmi les signataires, nous retrouvons Aladstair McGowan, le directeur des relations publiques d'eBay, Emma Ashcroft, responsable de Yahoo en Angleterre et en Irlande, Richard Allan, de Facebook, et Sarah Hunter, de Google. Les quatre entreprises s'opposent à certains passages qui pourraient, selon eux, donner au gouvernement des "pouvoirs considérables et sans précédents" pour modifier la législation actuellement en vigueur et encadrant le droit d'auteur. "Nous vous demandons de supprimer instamment l'article 17 de la loi" demandent-ils ainsi au gouvernement britannique. En effet, ces amendements "pourraient être utilisés, par exemple, pour introduire de nouvelles mesures techniques ou généraliser la surveillance des données, même quand aucune activité illégale n'a eu lieu" s'inquiètent-ils. Cela aurait également comme effet pervers de "décourager l'innovation", en "imposant des coûts superflus", ont estimé les quatre signataires. Conscients que "de nouveaux modèles économiques doivent émerger pour soutenir les contenus", ils notent cependant que ces dispositions "risqueraient d'accroitre encore plus le risque d'incertitude" sur les entrepreneurs. Or, ceux-ci sont déjà "fortement dépendants d'une approche cohérente et stable" de l'application du droit d'auteur. Réagissant à cette initiative, un porte-parole du département ministériel du BIS (Business, Innovation and Skills) a déclaré à la BBC que "la loi doit suivre le rythme de l'évolution technologique, afin que le gouvernement puisse intervenir si de nouvelles façons d'enfreindre gravement le droit d'auteur se développent". Personne "ne va se réveiller un matin dans un monde où le gouvernement aurait récupéré d'importants pouvoirs dans le domaine du numérique" a-t-il ajouté. "Il y a des contraintes importantes sur la façon dont le pouvoir peut être utilisé". Dès lors, puisque la pratique du pouvoir répond à une certaine exigence démocratique, le porte-parole du BIS a rappelé que l'article 17 était le prolongement nécessaire des plans gouvernementaux visant à réduire significativement le piratage organisé sur Internet. Pour l'heure, la loi doit passer différentes étapes avant d'être entérinée, nous rappelle la BBC. Dès qu'elle deviendra une loi à part entière, elle devrait alors donner de nouveaux pouvoirs à l'Ofcom, le régulateur des communications au Royaume-Uni. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Royaume-Uni : les géants du web s'opposent à la loi sur l'économie numérique»
killer1, le 03/12/2009 - 15:20 sa bouge (... maxi-pavé illisible sans tabulations, retraits, hiérarchisation ou sauts de ligne ...) Ce manifeste, élaboré conjointement par plusieurs auteurs, est tout et aucun. Connectez-vous à rejoindre si vous le voulez, le diffuser sur Internet source--> http://www.ndsos.net/ Conclusion, mélanger un pavé, une orthographe défaillante et un traducteur automatique, tout compte fait, ça n'était pas une bonne idée. Ca y va les retournements de veste. Les lobbys sont très puissants en Angleterre. (oui je sais en France aussi).
Sabinou, le 03/12/2009 - 15:28 killer1, le 03/12/2009 - 15:20 sa bouge (... maxi-pavé illisible sans tabulations, retraits, hiérarchisation ou sauts de ligne ...) Ce manifeste, élaboré conjointement par plusieurs auteurs, est tout et aucun. Connectez-vous à rejoindre si vous le voulez, le diffuser sur Internet source--> http://www.ndsos.net/ Conclusion, mélanger un pavé, une orthographe défaillante et un traducteur automatique, tout compte fait, ça n'était pas une bonne idée. post la prochaine fois non ? ou alors tu prefere demonter une fois le post fait ? c'est vrai c'est plus simple de pas se tromper Ce que je comprends pas, c'est pourquoi Google et Yahoo ne menacent-ils pas d'utiliser leur pouvoir.
On sait tous très bien que cette lettre ne servira à rien, mais il suffirait à Google et Yahoo de trois lignes sur leur page d'accueil pour dire : "votre gouvernement met en place des lois liberticides à votre insu" et en expliquant un peu pourquoi pour foutre un bordel inimaginable et faire reculer les politiques. Je ne parle pas de le faire, mais juste de menacer de le faire, surtout que Yahoo et Google semblent sur la même longueur d'onde et représentent une énorme part du marché des moteurs de recherche. EDU, le 03/12/2009 - 16:45
poste la prochaine fois non ? ou alors tu prefères demonter une fois le post fait ? c'est vrai c'est plus simple de pas se tromper « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » - Nicolas Boileau-Despréaux En language contemporain, on pourrait dire qu'il vaut mieux la fermer plutôt que de s'exprimer si mal qu'on dessert la cause à laquelle on tient, ou alors qu'il faudrait au moins prendre deux minutes pour se relire Enfin bon, on s'éloigne du sujet, le gouvernement anglais joue trop avec la boîte de pandore, voilà, hop. Malheureusement, plusieurs géant du Web avaient fait la même chose sur la loi Hadopi, et rien n'a changé à l'entêtement du gouvernement et des Majors.
à croire que le lobbying des Majors est plus puissant que celui des FAI et autres grosses sociétés, tout en gagnant moins... enter, le 03/12/2009 - 18:54
C'est quoi cette soit-disant opposition entre la mise en place d'une infrastructure matérielle et lutte contre le piratage ? HADOPI, non ? J'ai bon ? Forcément, si un cadre législatif contraignant était mis en place, les "géants du web" perdraient beaucoup d'argent car ils auraient plus de contraintes sur l'utilisation des contenus et de droits à payer. Je ne pense pas que ça soit pour défendre l'intérêt collectif qu'ils adoptent cette position, mais c'est toujours ça de pris (pour l'instant, car ce sont les loups de demain)
"Ce que je comprends pas, c'est pourquoi Google et Yahoo ne menacent-ils pas d'utiliser leur pouvoir."
Ils n'ont pas besoin de menacer, tout le monde sait pertinemment quel est leur pouvoir, et cette "lettre commune" est une menace en soit, mais dans une forme polie ^^ (avec en bonus l'option "image de défenseur des libertés") enter, le 03/12/2009 - 18:54
L'un n'empêche pas l'autre. C'est quoi cette soit-disant opposition entre la mise en place d'une infrastructure matérielle et lutte contre le piratage ?De rien. Hadopire, le 04/12/2009 - 10:17 "Ce que je comprends pas, c'est pourquoi Google et Yahoo ne menacent-ils pas d'utiliser leur pouvoir." Ils n'ont pas besoin de menacer, tout le monde sait pertinemment quel est leur pouvoir, et cette "lettre commune" est une menace en soit, mais dans une forme polie ^^ (avec en bonus l'option "image de défenseur des libertés") À mon avis, ça fait pas peur aux politiques parce qu'ils se disent que de toutes façons ils feront rien. Si Google disait clairement : « Si vous faites passer cette loi, alors nous on le dénoncera sur la page d'accueil de google.pays », ça les fera peut-être réflechir... Hey00, le 03/12/2009 - 18:06 Ce que je comprends pas, c'est pourquoi Google et Yahoo ne menacent-ils pas d'utiliser leur pouvoir. On sait tous très bien que cette lettre ne servira à rien, mais il suffirait à Google et Yahoo de trois lignes sur leur page d'accueil pour dire : "votre gouvernement met en place des lois liberticides à votre insu" et en expliquant un peu pourquoi pour foutre un bordel inimaginable et faire reculer les politiques. Je ne parle pas de le faire, mais juste de menacer de le faire, surtout que Yahoo et Google semblent sur la même longueur d'onde et représentent une énorme part du marché des moteurs de recherche. |
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Compte tenu de l'inclusion dans le projet de loi sur l'économie durable des changements législatifs qui affectent le libre exercice de la liberté d'expression, d'information et le droit d'accès à la culture à travers l'Internet, les journalistes, blogueurs, usagers, les professionnels et les développeurs Internet exprimer notre ferme opposition au projet, et de déclarer que:
Le droit d'auteur ne peut pas être au-dessus des droits fondamentaux des citoyens, y compris le droit à la vie privée, la sécurité, la présomption d'innocence, à une protection juridictionnelle effective et de la liberté d'expression.
La suspension des droits fondamentaux est et doit rester de la compétence exclusive du pouvoir judiciaire. Pas une fermeture sans une phrase. Ce plan, contrairement aux dispositions de l'article 20.5 de la Constitution, de mettre en les mains d'un non-corps judiciaire, un organisme relevant du ministère de la Culture, le pouvoir d'empêcher l'accès des citoyens espagnols à n'importe quel site.
La nouvelle législation permettra de créer une insécurité juridique dans le secteur des technologies de l'espagnol, endommageant l'un des rares domaines de développement et l'avenir de notre économie, ce qui entrave la création d'entreprises par l'introduction des obstacles à la concurrence et le ralentissement de son expansion internationale.
Le nouveau projet de loi menace d'entraver nouveaux créateurs et la création culturelle. Avec l'Internet et les avancées technologiques successives ont considérablement démocratisé la création et la publication de tous les types de contenu qui ne viennent principalement des industries culturelles traditionnelles, mais de plusieurs sources différentes.
Les auteurs, comme tous les travailleurs ont le droit de vivre sur son travail avec de nouvelles idées créatives, les modèles d'affaires et les activités associées à leurs créations. Essayant de se tenir avec les changements législatifs à une industrie obsolète qui peut s'adapter à ce nouvel environnement n'est ni juste ni réaliste. Si votre modèle d'affaires est basé sur le contrôle des copies des ?uvres et l'Internet n'est pas possible sans violer les droits fondamentaux, elles doivent trouver un autre modèle.
Nous pensons que les industries culturelles ont besoin pour survivre alternatives modernes, efficaces, crédibles et abordables pour répondre à de nouveaux usages sociaux, plutôt que les limitations si disproportionnée à être inefficace dans la mesure où elles mènent.
Internet devrait fonctionner librement et sans ingérence politique parrainés par des groupes qui cherchent à perpétuer les modèles économiques dépassés et ne permettent pas que la connaissance humaine reste libre.
Nous demandons instamment au gouvernement de garantir par la loi la neutralité de l'internet en Espagne, avant toute pression qui se produisent mai comme un cadre pour développer une économie réaliste et durable pour l'avenir.
Nous proposons une réforme réelle axées droits de propriété intellectuelle à une fin: retour à la société de la connaissance, promouvoir le domaine public et de limiter les abus des organes de gestion.
Dans une démocratie les lois et leurs modifications doivent être adoptées après un débat raisonnable et après avoir consulté toutes les parties concernées. Il est inacceptable que des modifications législatives qui touchent aux droits fondamentaux dans une non-loi organique et traite avec une autre affaire.
Ce manifeste, élaboré conjointement par plusieurs auteurs, est tout et aucun. Connectez-vous à rejoindre si vous le voulez, le diffuser sur Internet
source--> http://www.ndsos.net/