Soldes d'hiver : Grâce à son observatoire des prix, Numerama détecte les bonnes affaires !

Comment Spidart peut-il se trouver au bord de la faillite ? (MAJ)

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 03 Décembre 2009 à 16h30 - posté dans Musique Numérique

Visiblement incapable de faire face à ses charges financières, le label communautaire Spidart serait en train de se placer en redressement judiciaire. Une annonce qui étonnne tant le modèle économique des labels communautaires semblait étudié pour faire peser l'essentiel du risque financier sur des internautes-producteurs.

Mise à jour : Nicolas Claramond, le PDG-fondateur de Spidart, a officialisé "la mise en redressement judiciaire de Spidinvest (Spidart), assortie d'une poursuite d'activité". "Concrètement cela veut dire que le Tribunal de commerce de Lyon a pris en compte les éléments que nous lui avons soumis et plus globalement, qu'il croit en Spidart, en vous, en les artistes et en nous", annonce le chef d'entreprise sur le blog de la société, qui prévient que "rien n'est évidemment gagné et nous devons rester vigilants".

Article du 27 novembre 2009- Spidart fait partie des premiers labels communautaires créés en France, pour lesquels nous avions consacré un grand dossier en 2007. On jurait alors que les entrepreneurs avaient flairé le bon filon. Plutôt que d'endosser eux-mêmes les risques financiers de la production des artistes, comme le faisaient majors et indépendants depuis des décennies, les labels communautaires proposent aux internautes d'investir leur argent sur des artistes qui ne commenceront à rapporter qu'après la production de leur premier album. Dans le cas de Spidart, la production ne débute que lorsque les internautes-producteurs ont misé collectivement au moins 50.000 euros sur le même artiste. Un budget confortable pour enregistrer un album en studio, réaliser un clip et des visuels.

D'après la FAQ de Spidart, les 50.000 euros doivent couvrir la "pré-production (avec l'accompagnement par un producteur artistique), l'enregistrement, la post-production, location des studios, salaires des ingénieurs-son, des musiciens, etc. Mais aussi le pressage des disques, puis la promotion". En clair, la quasi totalité des frais générés par la production d'un artiste, qui constituent l'essentiel des risques financiers d'un label traditionnel.

Le concept nous semblait d'autant plus intelligent d'un point de vue entrepreneurial que l'argent versé par les internautes peut être placé et peut donc fructifier avant d'être enfin investi dans la production. Plus il y a d'artistes à produire qui attendent d'avoir dépassé les 50.000 euros, plus il y a en principe d'argent qui dort dans les caisses du label communautaire et qui peut rapporter des intérêts. S'il y a par exemple 10 artistes qui comptent chacun 40.000 euros d'investissement, c'est 400.000 euros en réserve qui n'ont pas encore à être débloqués, et qui peuvent rapporter. C'est aussi de l'argent qui peut servir de fonds de roulement pour le fonctionnement de Spidart, qui se réserve par ailleurs 30 % des gains des ventes d'albums et de singles.

Dès lors, c'est avec une certaine stupeur que nous apprenons les difficultés financières de Spidart. Nicolas Claramond, le PDG-fondateur de Spidart, a envoyé mardi aux membres du site un e-mail dans lequel il annonce avoir "pris contact avec le tribunal de commerce de Lyon en vue de l'ouverture d'une procédure qui préserve au mieux les intérêts de l'entreprise". Il doit s'agir d'un redressement judiciaire.

Selon Challenges, qui cite une source interne, les salariés "n'étaient plus payés depuis plusieurs semaines, les comptes bancaires sont bloqués et les artistes ne savent pas si leurs fans reverront un jour les sommes qui ont été investies". Le magazine dit aussi que Spidart aurait récolté 750.000 euros auprès de 7.000 internautes-producteurs. De son côté, PC Inpact dénonce le "mutisme total de Nicolas Claramond", qui ne communique même plus avec ses propres employés. C'est dire l'ambiance.

Outre les producteurs qui pourraient ne jamais récupérer leurs billes, et les artistes qui s'inquiètent de leur avenir alors que certains étaient liés avec Spidart, ce sont les concurrents du label qui voient la nouvelle d'un très mauvais oeil. "Nous avons pris toutes nos précautions pour protéger l'argent des internautes, qui est placé sur des comptes de tiers", assure ainsi Simon Istolainen, le directeur de MyMajorCompany, qui a demandé à l'Autorité des Marchés Financiers l'autorisation de gérer l'argent de tiers. Dans ce cas, les sommes versées sur ces comptes ne peuvent pas être saisies, ce qui apporte une sécurité aux producteurs.

MyMajorCompany met également cartes sur table, en annonçant un chiffre d'affaires de 3,5 millions d'euros pour les trois premiers trimestres 2009. Le site a produit 15 artistes, avec un total de 1,3 millions d'euros collectés.

Publié par Guillaume Champeau, le 3 Décembre 2009 à 16h30
 
 
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Commentaires à propos de «Comment Spidart peut-il se trouver au bord de la faillite ? (MAJ)»
 

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50k€ pour produire un artiste émergent, je vois pas la différence avec une major qui a pignon sur rue.

On change la forme mais pas le fond.
Mon dieu que de coquilles...

§1 ligne 5 : "qui ne commenceront à rapportent qu'après" -> à rapporter

§2 ligne 1 : "les 50.000 doivent" -> les 50.000 € / euros

§3 ligne 4 : "S'il y a pas exemple 10 artistes " -> par exemple

... j'ai pas lu la suite encore.
AxS/Natsume, tu n'as rien d'autre à foutre?Ta vie est si minable que ça?Tu es au chomage?Tu glandes trop au taf?
bah, le problème c'est que c'est pour produire quoi à l'arrivée ? Des cds ? C'est à dire un objet super ringard, honnetement chiant à lire et fragile... Tant qu'ils n'auront pas trouvé un truc plus interessant à refourguer, personne n'en voudra.
Il va se barrer avec la thune.
Prince d'Euphor >> c vré koi on s'en fou dé fotes lolilol
Et pourquoi AxS/Natsume qui lit l'article ne serait pas capable de relever les fautes au même moment ? Et pouquoi mais là je pars dans des délires hein pourquoi il/elle ne soumettrait pas ces fautes au rédacteur pour qu'il améliore son article... non là vraiment c'est trop je me reprend... kikoulol tro bi1 la n3wz !
Prince, le 27/11/2009 - 17:22
AxS/Natsume, tu n'as rien d'autre à foutre?Ta vie est si minable que ça?Tu es au chomage?Tu glandes trop au taf?
Crowell, le 27/11/2009 - 17:39
Prince d'Euphor >> c vré koi on s'en fou dé fotes lolilol
Et pourquoi AxS/Natsume qui lit l'article ne serait pas capable de relever les fautes au même moment ? Et pouquoi mais là je pars dans des délires hein pourquoi il/elle ne soumettrait pas ces fautes au rédacteur pour qu'il améliore son article... non là vraiment c'est trop je me reprend... kikoulol tro bi1 la n3wz !
Ben en fait, syndrome du Lundi matin à 117h du mat, fatigue, tout ça...
Je ne sais pas s'il y a un meilleur moyen de signaler les erreurs (... le lien sur le nom de l'auteur pour le contacter peut être ?).
C'était pas un foutage de gueule ni une attaque contre Numerama, hein.

@Crowell : Merci d'avoir pris ma défense :)


Bon, et concernant Spidart, j'espère que ça ne cache pas un détournement de fonds. Sinon ça risque vraiment de coller une mauvaise réputation à toute les initiatives de ce genre...
En réponse à Axs/Natsume, Cromwell Et Relou D'Euphor :

Axs, au moins, apporte une contribution utile, ce qui est beaucoup mieux que, par exemple, de flamer quelqu'un aidant l'un des rédacteurs de Numerama.

Trois options, avec la presse :
- on fait partie de ceux sachant écrire correctement en français, et à la longue on a tendance à ne plus faire confiance aux sources bourrées de fautes ou publiant des articles n'ayant visiblement pas été relus. C'est un des vrais problèmes de Numerama, presque aucun un article sans faute, ça ne fait pas pro, ça rend moins crédible.
- on sait écrire mais on n'est pas affecté par les fautes
- on ne sait pas écrire correctement et on ferme sa gueule sur ce sujet de toutes façons

J'appartiens au premier camp, Axs/Natsume aussi on dirait, et au lieu de râler, dites-vous bien que c'est pour aider Numerama à devenir/rester crédible.

Sinon, par rapport Spidart, ils avaient combien de salariés ? A raison de 2000� (côté patronal, hein) minimum de salaire par mois et par pomme à verser, auraient-ils fait des folies d'embauche ou de dépense ?
750000 euros versé par 7000 internautes, ça fait tout de même plus de 1000 euros par don. je pensais que ce genre de système attirait plutôt les "petits" donneurs, pas de réels investisseurs....
100 euros par donneur ;) tu as du te planter d'une virule, il s'agit bien de 750.000 euros.

Sinon, bin j'pense qu'il s'est barré avec la caisse a tout les coups. (pas envie de m'avancer mais ça me parait pas impossible)
Sabinou, le 27/11/2009 - 17:58
C'est un des vrais problèmes de Numerama, presque aucun un article sans faute, ça ne fait pas pro, ça rend moins crédible.
euh y a aussi les fautes de frappes hein ! lol mais c'est vrai que ça parait anodin mais auprès des professionnels ça ne fait pas très sérieux sur la forme même si le fond est souvent bien argumenté.
Ces labels (Spidart & tous les autres) proposeraient :
"l'accompagnement par un producteur artistique, l'enregistrement, la post-production"

Alors expliquez moi comment il se fait que la maquette Toi+Moi de Grégoire, disponible à l'écoute (et donc à l'enregistrement par sampling de la sortie de sa carte son) lorsqu'il était encore en phase de collecte de fonds, soit à 100% identique au son final que l'on trouve sur l'album ?!?
"Le concept nous semblait d'autant plus intelligent d'un point de vue entrepreneurial que l'argent versé par les internautes peut être placé et peut donc fructifier avant d'être enfin investi dans la production. Plus il y a d'artistes à produire qui attendent d'avoir dépassé les 50.000 euros, plus il y a en principe d'argent qui dort dans les caisses du label communautaire et qui peut rapporter des intérêts. S'il y a par exemple 10 artistes qui comptent chacun 40.000 euros d'investissement, c'est 400.000 euros en réserve qui n'ont pas encore à être débloqués, et qui peuvent rapporter."

Le problème est peut-être là. Rappelez-vous la situation économique actuelle. Si le patron a investit cet argent pour qu'il rapporte un max, il y a environs un an, il a peut-être absolument tout perdu en misant sur des actifs pourris. Il s'est donc retrouvé à devoir produire les artistes avec l'argent des producteurs qu'il n'avait plus. Ce qui expliquerait son grand silence. Ce qui expliquerait aussi pourquoi certaines productions n'ont même pas été lancées alors qu'en théorie il a les fonds et que cela aurait put lui rapporter.
Ces labels (Spidart & tous les autres) proposeraient :
"l'accompagnement par un producteur artistique, l'enregistrement, la post-production"

Alors expliquez moi comment il se fait que la maquette Toi+Moi de Grégoire, disponible à l'écoute (et donc à l'enregistrement par sampling de la sortie de sa carte son) lorsqu'il était encore en phase de collecte de fonds, soit à 100% identique au son final que l'on trouve sur l'album ?!?

bah tu devrais aller rechercher la maquette parce que je peux t'assurer que si les paroles sont les mêmes le morceau a changer (accompagnement etc...) pas énormément mais en même temps ils l'avaient déjà choisi pour être leur emblème.
Rue des étoiles par exemple a beaucoup changée.
(je suis producteur donc j'ai bien suivi)

Ensuite c'est pas forcement le cas des autres artistes, Grégoire a bien fonctionner parce que sa maquette plaisait et était donc a priori d'une relativement bonne qualité
L'argent a été placée chez Madof où en Islande?
tomy13, le 27/11/2009 - 19:56
L'argent a été placée chez Madof où en Islande?

Ou à Dubai, ou chez Lehman Brothers...
peut etre a Dubaï que l'argent est parti... Des Cheïks sans provisions quoi!!! lol
Alderaic, le 27/11/2009 - 19:21
Ensuite c'est pas forcement le cas des autres artistes, Grégoire a bien fonctionner parce que sa maquette plaisait et était donc a priori d'une relativement bonne qualité

Grégoire à bien fonctionner, car derrière Mymajorcompany, il y a les majors, et beaucoup plus de pognon que sur spidart. Grégoire est aussi un coup monté de toute pièce par mymajorcompany pour faire de la promo pour leur site communautaire, ce n'est pas un hasard, si depuis "le Miracle" Grégoire, on a entendu parler d'aucun autres artiste estampillé "mymajorcompagny".Le concept peut ou pourrait être intéressant, mais comme le gout de la majorité est daubesque, il financent logiquement de la daube.

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