Une organisation spécialisée dans la lutte contre le piratage de contenus protégés par le droit d'auteur a récemment revendiqué la suppression de plus de 30 000 liens sur des plates-formes aussi variées que Mininova, RapidShare ou encore MegaUpload. Toutefois, le co-fondateur de Mininova laisse entendre que cette affaire serait avant tout de l'esbroufe.

Un groupe anti-piratage italien a revendiqué une « offensive majeure » contre les liens Internet proposant de la musique piratée, relate Torrentfreak. Selon le site anglophone spécialisé dans l’actualité du P2P, la Fédération Contre le Pirate de Musique (Federation Against Music Piracy, FPM) serait à l’origine de la suppression de plus de 20 000 torrents recensés par Mininova, mais également la destruction de 10 000 de plus sur d’autres sites du même acabit.

Créée en 1996 par l’IFPI, l’organisme international chargé de faire respecter les droits de l’industrie du disque dans le monde entier, cette structure est le fruit de la coopération entre l’IFPI et la FIMI, qui n’est autre que la fédération de l’industrie musicale italienne. L’objectif à l’époque était de diffuser plus efficacement leurs messages contre le piratage en Italie.

Ainsi, la FPM a indiqué récemment avoir attaqué tous azimuts ce qu’elle décrit comme « une nouvelle forme de partage de fichiers« . Ainsi, l’organisation revendique la suppression de plus de 30 000 liens issus de différents espaces web, comme Mininova, RapidShare ou encore MegaUpload, et qui auraient engendré en tout plus de 10 millions de téléchargements cumulés. La FPM se targue même d’avoir fermé 12 serveurs eD2K et Direct Connect. Au regard de ces prétendus succès, la FPM déclare qu’elle va désormais agir de manière quotidienne pour retirer dès que possible les liens incriminés.

Toutefois, soulignons que le co-fondateur de Mininova, Erik Dubbelboar, a indiqué à Torrentfreak qu’il n’était pas au courant de la riposte massive de la FPM. Les responsables de Mininova n’auraient reçu aucun mail de la part de l’organisation anti-piratage. À moins d’une erreur grossière dans l’envoi du courrier, leur succès pourrait dès lors être légèrement exagérée…

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