Les points rouges symbolisent les connexions Internet qui subissent un bridage de BitTorrent

Google avait fait peur aux défenseurs de la neutralité du net avec son projet OpenEdge, dévoilé à la fin de l’année dernière par la presse américaine. Volonté de rassurer ou non, le géant des moteurs de recherche démontre cette semaine au contraire son attachement au principe selon lequel les opérateurs de télécoms ne doivent pas traiter différemment les données envoyées selon leur contenu, leur destination ou leur expéditaire. Google s’est ainsi associé à l’Open Technology Institute, au PlanetLab Consortium et au Max Planck Institute for Software Systems, pour surveiller et dénoncer les fournisseurs d’accès à Internet qui piétinnerait le principe de neutralité.

La firme de Mountain View a fourni une batterie de serveurs au Measurement Lab (M-Lab), qui propose plusieurs outils pour détecter la présence de filtres ou d’outils de bridage des connexions à Internet. Depuis mercredi, l’outil Glasnot permet ainsi de tester si les FAI brident l’utilisation du protocole BitTorrent.

Au Canada, où le phénomène est particulièrement répandu, 10 fournisseurs d’accès sont ainsi suspectés de bloquer ou de brider BitTorrent. Le record est toutefois détenu par les Etats-Unis, avec 43 fournisseurs d’accès coupables de brider le réseau P2P. En France, d’après près d’un millier de tests effectués, aucun fournisseur d’accès ne serait coupable de brider BitTorrent.

Pour le moment, l’outil ne dévoile pas les noms des fournisseurs d’accès coupables de violer la neutralité du réseau. A l’exception de trois FAI américains, Comcast, Cox et StarHub. Les choses pourraient probablement changer si les FAI s’obstinaient dans cette direction.

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