SFR continue à retirer les DRM de son offre de téléchargement de musique mobile. Après avoir annoncé il y a un an le retrait des mesures de protection sur les morceaux du catalogue EMI, l’opérateur a annoncé mercredi le lancement d’une offre de téléchargement illimitée sans DRM couplée à un forfait de communication, limitée à 15.000 morceaux issus du seul catalogue d’Universal Music. On sait se rendre service entre filiales de Vivendi.

Réservé aux clients de moins de 26 mois, le forfait de 22,90 euros par mois comprend 1 heure de communication et les SMS illimités. A titre promotionnel, les deux premiers mois sont proposés à 17,90 euros. Le service « Non Stop Musique illimitée » est toutefois ouvert également aux abonnés SFR qui ont souscrit des forfaits Illimytics 3G+ de plus de 3 heures par mois.

A l’instar de ce que propose Universal Music aux abonnés ADSL avec Neuf Cegetel (racheté par SFR), le service illimité est aussi limité à un seul genre musical, parmi les seuls Pop-Rock, Rap, R’n’B et Clubbing Electro. Il ne semble pas prévu, pour le moment, d’étendre le catalogue à d’autres genres musicaux ou d’autres maisons de disques.

Au delà de la lutte contre le piratage, l’opération a aussi pour but de renforcer les parts de marché d’Universal Music. La maison de disques du groupe Vivendi, qui est celle qui vend le plus de musique dans le monde et en France, est aussi la seule major à avoir augmenté ses parts de marché ces dernières années, grâce à ces politiques d’accords exclusifs et de rachats de labels. Universal veut ainsi profiter de sa position dominante et signer des accords exclusifs avec de nouveaux partenaires, comme la Société Générale, qui limitent de fait la visibilité des catalogues concurrents. En particulier ceux des labels indépendants, dont les parts de marché ont collectivement augmenté de plus de 7 points depuis 2003, au détriment des majors.

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