La PlayStation 4 vient de connaître la meilleure année fiscale de son cycle de vie. À tel point que Sony s'attend désormais à ne plus pouvoir faire mieux.

Entre le 1er avril 2015 et le 31 mars 2016, Sony avait distribué 17,7 millions de PS4.  Le constructeur japonais en a distribué 20 millions entre le 1er avril 2016 et le 31 mars 2017. Et il s’apprête désormais à poursuivre avec 18 millions de consoles entre le 1er avril 2017 et le 31 mars 2018.

Tels sont les chiffres à retenir du dernier bilan financier de la firme, qui illustrent le succès colossal de la PlayStation 4, dont on dénombre désormais 60 millions d’exemplaires en circulation depuis sa sortie en novembre 2013. Portée par le modèle Slim, la déclinaison Pro et le PlayStation VR, la console a connu la meilleure année fiscale de son cycle de vie et le constructeur japonais ne compte, visiblement, jamais faire mieux.

20 millions tout rond

D’après un graphique partagé sur Twitter par Daniel Ahmad, analyste chez Niko Partners, la PlayStation 4 est en avance sur la PlayStation 2, la console de salon la plus vendue de tous les temps (plus de 155 millions d’exemplaires). Cela ne veut pas dire qu’elle la battra un jour mais cette observation prouve que le rythme de croisière de la PS4, bien qu’inférieur à celui de la Wii, est inouï. Si les prévisions de Sony s’avèrent exactes, la PS4 en sera à 78 millions d’unités l’année prochaine et il ne lui faudrait alors que quelques mois pour dépasser les 86 millions de la PS3.

Dans tous les cas, le succès de la PS4 permet à la division gaming de Sony d’enregistrer un chiffre d’affaires de 1 649 milliards de yens (13,5 milliards d’euros, +6,3 %) et de dégager un résultat d’exploitation de 135,6 milliards de yens (1,1 milliard d’euros, +52,9 %). Ces hausses sont attribuables aux belles ventes sur le PlayStation Network et à la baisse de coût de fabrication de la PS4. Daniel Ahmad souligne que le département n’avait pas été autant dans le vert depuis 1998.

Pour autant, le géant Sony, dans son ensemble, continue d’être plombé par sa division mobile : le bénéfice net de l’exercice est de 73,3 milliards de yens (600 millions d’euros), soit une chute de 50,3 %.

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