Pas assez intéressant aux yeux de Google, le business des satellites d'observation de la Terre ? Achetée en 2014 pour 500 millions de dollars, la filiale Skybox Imaging, devenue Terra Bella, serait à vendre.

La maison-mère de Google est visiblement déterminée à tailler dans les projets qui ne donnent pas entière satisfaction. Dernière mesure en date : la vente à venir de Skybox Imaging, une société spécialisée dans la construction de micro-satellites, que la firme de Mountain View avait achetée en 2014 pour 500 millions de dollars.

Selon les informations du Wall Street Journal, des négociations ont d’ores et déjà été engagées avec la société américaine Planet Labs pour lui céder Skybox Imaging. Planet Labs est spécialisée dans les satellites d’observation de la Terre. Sa constellation est composée de 87 satellites, selon des chiffres datant de juin 2015.

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Le désir de Google de se séparer de Skybox Imaging est une surprise. En mars 2016, Google avait annoncé le changement de nom de Skybox Imaging en Terra Bella, signe que la compagnie américaine avait des projets pour sa filiale. Sinon, pourquoi s’embêter à renouveler son image publique ? Un site dédié a même été lancé pour présenter les activités de la société.

Les effectifs de Terra Bella / Skybox Imaging seront répartis entre Planet Labs et Google, à supposer que les discussions entre les deux entreprises aboutissent. En effet, le principal point d’achoppement sera le prix de vente de la filiale : Google, qui l’a achetée 500 millions de dollars, a tout intérêt à la vendre au plus haut prix, mais Planet Labs n’a pas les mêmes reins financiers que le géant californien.

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L’achat de Skybox Imaging permettrait à Planet Labs de faire un réel saut qualitatif : bien qu’elle dispose d’une constellation de satellites assez étoffée, la qualité des clichés qu’elle propose est moindre que celle de Skybox Imaging. En effet, la filiale de Google a fait un autre choix : lancer moins de satellites, mais prendre de meilleures photos de la Terre.

Quant à Google, si le deal est conclu, il lui faudra établir de nouveaux partenariats ( ou bien prolonger ceux existants déjà) pour continuer à alimenter ses services en clichés terrestres. L’accès aux images satellitaires lui coûtera certes de l’argent, mais l’entreprise américaine dépensera de toute façon moins que si elle maintient une activité satellitaire.

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