Un an après le scandale des moteurs truqués, Volkswagen fait l'objet d'une nouvelle enquête. En cause : des modèles de sa filiale Audi qui réduiraient leur émission de CO2 pendant les phases d'essai.

« Les programmes de changement de vitesse automatique peuvent donner lieu à des résultats incorrects et non reproductibles  » hors des phases de test. L’aveu laconique, signé Volkswagen, intervient une semaine après la révélation, par le journal allemand Bild am Sontagg, d’une nouvelle manipulation d’émissions de C02 par le constructeur allemand.

Audi R8 FF XV

Cette fois-ci, le trucage incriminé concernerait les modèles Audi — filiale de Volkswagen — A6, A8 et Q5. Concrètement, le logiciel, capable de déterminer si la voiture est en phase d’essai constructeur ou en situation de conduite réelle en se fondant sur le mouvement du volant, passe rapidement à la vitesse supérieure dans le premier cas pour diminuer les émissions de CO2. Sans faire de même une fois mise en circulation.

Une enquête a été ouverte en Allemagne, un an après le scandale des moteurs truqués

Cette manipulation, constatée pendant l’été par l’Agence américaine pour la qualité de l’air en Californie, a depuis entraîné l’ouverture d’une enquête en Allemagne. Volkswagen précise qu’il a mis les informations techniques du logiciel à la disposition du KBA, l’autorité en charge de ces investigations.

Ces révélations sont du plus mauvais genre, un an après le scandale des moteurs truqués. À l’époque, le monde entier découvrait que Volkswagen recourait à un logiciel pour désactiver le système antipollution de ses moteurs diesel hors des phases de test. Les répercussions juridiques de cette affaire sont encore en cours : la Commission européenne a récemment réclamé au constructeur des dédommagements pour les clients concernés.

 

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