Avec 46 voix pour, 40 contre et 2 abstentions, la commission environnement du Parlement européen vient d’approuver la fin des véhicules thermiques pour 2035.

En juillet 2021, la Commission européenne avait proposé un objectif de réduction de 100 % des émissions de CO2 des nouveaux véhicules. Cette démarche entre dans le cadre d’un ensemble plus vaste de mesures de lutte contre le changement climatique.

Même si plusieurs constructeurs automobiles se sont exprimés contre cette obligation et son calendrier, la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire en a décidé autrement. 

La priorité pour la commission est vraiment d’atteindre une mobilité routière zéro-émission d’ici 2035. En accélérant le passage aux véhicules électriques, l’Union européenne veut s’attaquer à la pollution du secteur du transport. Des émissions polluantes qui ont trop augmenté ces dernières années, et sur lesquelles il faut agir rapidement.

Un vote en commission assez partagé

Les résultats du vote montrent que les députés européens restent assez divisés sur la question. Le « pour » l’a emporté avec 46 voix, alors que les « contre » représentent quand même 40 députés européens. Avec 6 voix d’écart, on est loin d’un plébiscite au sein même de la commission environnement.

Ni les législateurs qui avaient demandé à accélérer les contraintes, ni ceux qui voulaient atténuer les objectifs, n’ont eu gain de cause. La finalité demeure une interdiction des véhicules thermiques à l’horizon 2035.

Prochaine étape : la plénière

La proposition de loi sera soumise au vote de l’ensemble du Parlement européen début juin. Si le vote en plénière est favorable à la proposition, les législateurs et les pays de l’UE devront ensuite négocier les règles définitives pour s’adapter aux 27 pays de l’Union européenne.

Les constructeurs inquiets, mais parés à cette éventualité

L’industrie automobile s’est mobilisée pour obtenir des aménagements dans cette proposition de loi. Les constructeurs ne souhaitent pas voir disparaître complètement le moteur thermique et hybride dans des délais aussi courts.

Dans le même temps, une grande partie des groupes automobiles ont activement travaillé sur des plans stratégiques pour être prêt pour l’échéance de 2035, voire avant, pour certaines marques.

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Gamme électrique Lexus à venir // Source : Lexus

L’échéance peut être considérée comme beaucoup trop longue pour les défenseurs du changement climatique, mais pour l’industrie automobile, ces délais sont très courts et soulèvent de nombreuses craintes des capitaines d’industrie.

L’industrie automobile sera définitivement fixée sur son sort dans quelques semaines, lors du passage de la proposition en plénière du Parlement européen.