Karma Automotive teste actuellement une plateforme électrique ambitieuse, qui pourrait aboutir à une sportive associant puissance et autonomie.

Karma Automotive, ex-Fisker Automotive, avance ses pions. Dans un communiqué publié le 26 mai, le constructeur a donné des nouvelles de sa plateforme de développement baptisée E-Flex. Elle est actuellement testée par les ingénieurs et pourrait donner naissance à une sportive électrique capable d’offrir des performances impressionnantes.

Karma Automotive vise ni plus ni moins qu’une puissance équivalente à 1 100 chevaux — une caractéristique comparable à la Drako GTE et que seules les hypercars électriques surpassent. L’entreprise pense également pouvoir miser sur une grosse batterie de 120 kWh — une capacité qui pourrait être installée dans les futurs Tesla Model S et Model X.

Prototype supercar de Karma // Source : Karma Automotive

Pourquoi Karma vise-t-il si haut ?

Avec cette plateforme E-Flex, on peut comprendre que Karma Automotive souhaite associer les performances routières et l’autonomie (plus de 640 kilomètres). Il s’agit d’un équilibre compliqué à trouver, puisque les fortes accélérations et les vitesses élevées tirent beaucoup sur la batterie et ont tendance à la faire surchauffer. D’ailleurs, Ferrari estime que la technologie d’aujourd’hui n’est pas prête pour associer les deux mondes (plaisir de la conduite sportive et autonomie digne de ce nom).

La plateforme ’supercar’ de Karma s’appuie sur quatre roues motrices, grâce à l’association de moteurs prenant place à l’avant comme à l’arrière. On parle aussi d’une répartition optimale des charges, proche du 50/50, à laquelle s’ajoute le centre de gravité hyper bas. Avec ces arguments, Karma imagine un bolide à l’aise sur les routes comme sur les pistes. Le prototype, basé sur la Revero GT de 2020, a déjà encaissé 1,6 million de kilomètres. 

« Les tests dynamiques et statiques sont cruciaux pour permettre à Karma de s’assurer que la voiture va répondre aux attentes des conducteurs et des partenaires », souligne Karma, qui espère vendre sa technologie à d’autres pour mieux rentabiliser son activité. Voilà pourquoi il partage des ambitions élevées : il y a la nécessité de marquer les esprits et de proposer une solution convaincante, susceptible d’aboutir à la commercialisation d’une supercar et à la revente de savoir-faire pour des entreprises voulant investir le segment. Maintenant, il faudra convaincre avec des indicateurs concrets (accélération, vitesse maximale, autonomie réelle…). On rappelle que Karma souhaite également lancer un pickup électrique premium.

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