Quelques dizaines de personnes ayant loué une voiture chez Hertz ont eu une mauvaise surprise pendant leur période de location.

Si vous prévoyez de louer une voiture ces jours prochains, peut-être allez-vous y réfléchir à deux fois avant de choisir Hertz. Dans un article publié le 9 mai 2019, ABC Action News fait état d’un bug très fâcheux dans la gestion de l’entreprise de location. Accusés à tort d’avoir volé la voiture qu’ils avaient pourtant louée, plusieurs utilisateurs se sont fait arrêter par la police. Certains ont même passé quelques heures derrière les barreaux.

« Quand j’ai été jetée en prison, on m’a dit qu’il y avait un bug dans le système », a expliqué Magalie Sterlin, victime du préjudice en 2017. Hertz lui avait dit qu’elle devait rendre la voiture le lundi au lieu du jeudi suivant — comme le stipulait son contrat — en raison d’une expiration à venir. Elle a été arrêtée la veille, sous prétexte qu’elle roulait dans une voiture volée. A priori, il y a eu une erreur dans la gestion informatisée du dossier. 

Hertz // Source : Facebook Hertz

L’Hertz de rien

Francis Alexander, avocat, a clairement rejeté la faute sur Hertz, même s’il n’évoque que quelques dizaines de cas reportés aux États-Unis. « Le fait est que Hertz s’appuie sur des procédures dysfonctionnelles et a un système informatique bugué. Ils ont des failles dans leurs politiques de location et, par conséquent, des gens biens sont envoyés en prison. C’est choquant et cela doit s’arrêter. » 

Tressie Rose, porte-parole de Hertz, a minimisé les incidents. Elle explique : « Les faux signalements d’un véhicule volé sont rares. Ils peuvent arriver à cause d’une somme de circonstances uniques et atténuantes. En cas d’erreur opérée sous notre contrôle, nous prenons nos responsabilités. » 

Ces supposées failles humaines dans la gestion de l’immense flotte à disposition de Hertz demeurent trop rares pour en faire une affaire. Mais toujours est-il que certaines personnes ayant été confrontées au bug en sont ressorties traumatisées et sont désormais embourbées dans une affaire judiciaire pour faire valoir leur droit. « Les sept heures les plus longues de ma vie. C’était une humiliation, je suis encore sous le choc », clame par exemple une victime. 

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