Le fleuron de BMW passe par la case restylage. La Série 7 s’offre des évolutions esthétiques notables, mais surtout des améliorations techniques poussées dans sa déclinaison 100 % électrique i7. En l’occurrence, elle reprend certains éléments aux modèles Neue Klasse. Numerama est parti à sa découverte.

Quand on est le vaisseau amiral d’une gamme, on ne peut pas se permettre d’être à la traîne, surtout face à ses petits frères et sœurs. Pourtant, c’est bien ce qu’il se passe avec la BMW i7. La berline de luxe allemande se retrouve larguée par rapport au nouveau SUV iX3 et la nouvelle mouture de la berline i3.

Revenir dans le coup devient donc un impératif et l’heure du restylage a ainsi sonné ce 22 avril 2026. Pour briller à nouveau, la i7 peut compter sur un design toujours plus statutaire ainsi que des évolutions techniques notables. Numerama a pu découvrir en avant-première « la plus importante mise à jour de gamme de l’histoire du groupe BMW » dans un studio en banlieue de la maison mère, à Munich.

Nouvelle BMW i7 : imposante et luxueuse

Ne pas passer inaperçu est clairement le leitmotiv de la BMW i7. Admirez plutôt la gueule de ce mastodonte de l’asphalte. Le monolithe vous frappe la rétine déjà par son esthétique au carré, davantage raffermie comparé à l’ancien modèle. Les boucliers sont plus agressifs, tandis que les projecteurs principaux sont désormais logés dans des espaces verticaux au lieu d’horizontaux. De quoi la rendre bien moins grossière qu’avec les anciennes paupières.

La BMW i7 (2026). // Source : BMW
La BMW i7 en impose. // Source : BMW

La stature de la i7 passe évidemment par ses deux haricots retravaillés et dont le contour s’illumine. À propos de lumière, le regard (en cristal) de la berline a été affiné, tandis que la signature à l’arrière reprend le style de l’iX3 en occupant quasiment toute la largeur de l’auto.

La BMW i7 (2026). // Source : BMW
La BMW i7 peut adopter une peinture bi-ton. // Source : BMW

Pour parfaire son esthétique, la berline de luxe propose jusqu’à 500 combinaisons de couleurs possibles. Outre le « traditionnel » bi-ton, la personnalisation peut même être poussée jusqu’à choisir deux finitions différentes pour les duos de couleurs : brillant sur le dessus et satiné sur les flancs. Le choix de jantes va de 20 à 22 pouces.

Voyage en classe affaires avec la BMW i7

Passons à bord, en actionnant les portes automatiques (en option), naturellement. S’il y a bien une voiture dans laquelle il ne faut pas être au volant, c’est bien cette i7. La meilleure place est précisément celle de droite à l’arrière. Pourquoi ? Eh bien parce que le siège peut tout simplement s’incliner afin que vous puissiez voyager en détente. Tout se commande via un petit panneau tactile au niveau de l’accoudoir.

Le siège arrière en position allongé. L'écran de contrôle pour le passager.

C’est également via ce dernier que l’on peut déployer l’écran géant de 31,3 pouces à la résolution 8K. Ne vous inquiétez pas pour les reflets, des rideaux sur les vitres latérales et sur la lunette arrière viennent se dresser pour ne pas gêner le visionnage du contenu affiché. Royal. L’ambiance cinéma culmine par le système audio bluffant signé Bowers & Wilkins, compatible Dolby Atmos, fort de 36 haut-parleurs. Le son vous encercle et vous fait littéralement vibrer à travers les sièges avec des fonctions audio 4D.

La BMW i7 (2026). // Source : BMW pour Numerama
Ambiance cinéma à bord de la BMW i7. // Source : BMW pour Numerama

À l’avant, le conducteur et son passager profitent du même cockpit inauguré par l’iX3, composé d’un écran tactile de 17,9 pouces et d’un affichage panoramique personnalisable. En revanche, l’i7 inaugure un écran passager — livré de série — d’une diagonale de 14,6 pouces, dans lequel on retrouve toutes les applications d’info-divertissement.

La BMW i7 (2026). // Source : BMW
Le cockpit de la BMW i7 inaugure un écran passager. // Source : BMW

Que ce soit au premier ou au second rang, les occupants sont quoi qu’il arrive choyés. La présentation est évidemment exemplaire ici, alors que les matériaux soignés se succèdent. Un bémol ? Les éléments recouvrant les haut-parleurs ne sont pas en aluminium véritable, mais en plastique… De quoi faire un peu tache dans ce luxueux écrin (même si on ne passe pas son temps à toucher ses baffles).

La BMW i7 (2026). // Source : BMW
Le raffinement à bord de la BMW i7 (2026). // Source : BMW

Un peu de Neue Klasse dans la BMW i7

BMW n’a pas non plus revu de fond en comble sa grande berline pour ce restylage. En outre, la nouvelle i7 repose toujours sur la même plateforme qu’auparavant et ne passe pas à celle étrennée par les nouveaux iX3 et i3 « Neue Klasse » en 800 V. En revanche, elle emprunte tout de même quelques éléments techniques, à l’instar des cellules de batterie de 6e génération. Résultat, la capacité grimpe à 112,5 kWh — contre 101,7 kWh —, permettant de revendiquer une autonomie de 728 km WLTP (+ 124 km !).

Côté recharge, BMW annonce un 10 à 80 % en 28 minutes, à une puissance maximale de 250 kW. 10 minutes d’attente permettent de récupérer 235 km d’autonomie.

La BMW i7 (2026). // Source : BMW
La BMW i7 n’a toujours pas de 800 V. // Source : BMW

En France, la BMW i7 sera disponible dans deux versions à transmission intégrale uniquement : 50 xDrive de 455 ch et 60 xDrive de 544 ch. Les prix restent inconnus. Ces derniers seront dévoilés à l’ouverture des commandes, prévue pour le mois de juillet 2026. Pour mémoire, l’ancien modèle démarrait à partir de 131 550 € et pouvait culminer à 162 150 € pour la version la plus huppée.

Notre avis sur la nouvelle BMW i7

Démesurée et luxueuse, la nouvelle BMW i7 incarne toujours aussi bien le haut de gamme allemand. Contrairement à Mercedes, la marque bavaroise ne fait pas la distinction entre ses fleurons thermiques et électriques. La i7 a donc peu ou prou le même look quelle que soit sa motorisation, et c’est tant mieux ! Comparé à sa concurrente directe, l’EQS, il n’y a pas photo niveau style…

La BMW i7 (2026). // Source : BMW
La BMW i7 ne signe pas une copie parfaite. // Source : BMW

Toutefois, arriver en 2026 sans 800 V paraît bien ambitieux. Lors de sa cure de jouvence il y a une semaine, la Mercedes EQS gagnait justement une telle architecture électrique, la rendant ainsi bien plus compétitive. En plus de cela, la berline à l’étoile embarque un système de direction électronique steer-by-wire et peut se targuer d’être la plus endurante avec une autonomie de 925 km WLTP. Bref, malgré toutes ses évolutions, la i7 ne peut pas en dire autant. Reste à voir si les clients préféreront le style ou la technologie.

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