Sonos lance une nouvelle barre de son, baptisée Ray. Son principal atout ? Un prix doux, qui n’excède pas les 300 €.

Pour beaucoup, Sonos est perçue comme une marque haut de gamme aux produits très chers, voire trop pour certaines personnes. Cette réalité est de moins en moins vraie à mesure que l’entreprise ajoute des enceintes plus abordables à son catalogue. En 2022, Sonos lance par exemple la Ray, une barre de son positionnée sous les 300 €. C’est trois fois moins cher que la Arc, son vaisseau amiral positionné à 999 €.

La Ray vient se placer sous la Beam (deuxième génération) dans la gamme de barres de son. De cette manière, Sonos propose trois produits aux prestations différentes, qui s’adressent à des personnes aux exigences différentes. Avec la Ray, l’idée est d’en finir avec les haut-parleurs médiocres de son téléviseur et les remplacer par une solution plus valorisante — sans trop se ruiner. Si la Ray n’est pas pensée pour le grand spectacle, elle conviendra sans problème à celles et ceux qui en veulent juste un peu plus.

Barre de son Sonos Ray
Barre de son Sonos Ray en blanc // Source : Sonos

Discrète et compacte

Sonos n’est pas connu pour imaginer des design m’as-tu vu. Ses accessoires audio brillent plutôt par leur discrétion. La Ray ne vient pas déroger à la règle. Mieux, elle ajoute à la sobriété un agrément de compacité. Avec sa largeur de très exactement 55,9 centimètres, elle peut se glisser partout, y compris dans un meuble (ses haut-parleurs sont orientés vers l’avant). Elle n’est pas très haute non plus (7,1 centimètres), ce qui lui permet de se placer devant un téléviseur sans obstruer le bas de l’écran. C’est pratique, et la Ray ne sera jamais cette barre de son imposante qui exige une installation repensée.

Dimensions des différentes barres de son Sonos :

RayBeamArc
HauteurRay7,1 cmBeam6,9 cmArc8,7 cm
LargeurRay55,9 cmBeam65,1 cmArc114,2 cm
ProfondeurRay9,5 cmBeam10 cmArc11,6 cm
PoidsRay1,95 kgBeam2,8 kgArc6,25 kg

Disponible en blanc ou en noir (finition mate dans les deux cas), la Ray se permet — un peu — d’excentricité dans sa forme. Elle ressemble effectivement à un trapèze couché sur un côté. Sinon, on retrouve les codes Sonos : des finitions impeccables, une grille en métal acoustique marquée d’un logo bien masqué, un petit témoin lumineux et une surface tactile sur le dessus (pour gérer le volume et la lecture). La Ray est la parfaite petite sœur de la Beam et de la Arc.

Barre de son Sonos Ray
Toutes les barres de son commercialisées par Sonos // Source : Sonos

D’une simplicité enfantine

Chez Sonos, c’est la simplicité qui prime. Mais, comme toujours, il faut accepter de rentrer dans l’écosystème fermé, articulé autour d’une application qui sert de centre de contrôle pour tous les produits de la multinationale (une philosophie à la Apple). Une fois qu’on accepte ces pré-requis (spoiler : il faut créer un compte), il suffit de suivre les étapes d’installation pour configurer la Ray en moins de dix minutes — le temps de l’associer à son réseau Wi-Fi et de la mettre à jour.

En termes d’ergonomie, on peut difficilement faire mieux

Comme c’est une barre de son, la Ray a pour vocation d’être branchée à un téléviseur. Là encore, l’application s’occupe de tout une fois qu’on a relié les deux appareils via leur port optique respectif. Ainsi, la Ray fait l’impasse sur la connectique HDMI et la technologie ARC (audio return channel) pour faciliter au mieux la démarche — et éviter de semer la confusion dans l’esprit des personnes plus néophytes. Au passage, cela permet à la barre de son d’être compatible avec de très, très vieux téléviseurs et des ordinateurs pourvus d’un port optique.

Concrètement, l’application vous demandera de désactiver les haut-parleurs du téléviseur (s’il ne l’a pas fait automatiquement), puis configurera votre télécommande pour que puissiez gérer le volume plus facilement (la Ray ne possède pas de télécommande dédiée, mais on peut gérer le volume depuis l’application). En termes d’ergonomie, on peut difficilement faire mieux. La Ray se définit vraiment comme un produit tech pensé pour le grand public.

Configuration de la Sonos Ray
Configuration de la Sonos Ray // Source : Capture d’écran

À l’instar de la Beam et de la Arc, la Ray est perçue comme un Cheval de Troie pour Sonos. Un moyen de s’installer dans votre salon, de ne plus le quitter puis d’évoluer avec le temps. On pourra donc lui associer, plus tard, une paire d’enceintes satellites à l’arrière (des Sonos One) et/ou un caisson de basse (attention, il coûte cher). Cette modularité peut s’avérer pertinente pour qui voudrait s’offrir un home cinéma sans dépenser trop d’argent (comptez 700 € pour une Ray et deux One) ni s’embêter avec plusieurs câbles (le système fonctionne sans fil).

Attention, contrairement à ce qu’une rumeur de The Verge indiquait, la Ray ne peut pas se substituer à une enceinte satellite dans une configuration home cinéma. Elle doit toujours être la barre — soit l’élément principal.

Barre de son Sonos Ray
Barre de son Sonos Ray en noir // Source : Sonos

Un son suffisant pour les moins exigeants

La Sonos Ray est compatible avec les formats PCM stéréo, Dolby Digital 5.1 et DTS Digital Surround, ce qui la rend polyvalente. En revanche, contrairement à la Beam et à la Arc, il faudra faire une croix sur le Dolby Atmos, qui propose un rendu avec des effets 3D. Pour proposer une barre sous les 300 €, Sonos a dû faire quelques concessions. L’absence de Dolby Atmos en est une mais ce n’est pas nécessairement un défaut : celles et ceux qui sont intéressés par la Ray ne cherchent pas le top du top. Avec ses quatre haut-parleurs (2 tweeters, 2 mid-woofers), la plus abordable des barres ne peut faire aussi bien que la Beam (5 haut-parleurs) et la Arc (11 haut-parleurs).

Une bonne présence dans un petit salon

Les premières écoutes se révèlent plutôt encourageantes : on sent que les ingénieurs maîtrisent leur sujet. La Ray est bluffante dans sa capacité à délivrer suffisamment de puissance dans un format aussi compact. Bien sûr, quand on tend l’oreille, les défauts apparaissent, à commencer par la dynamique un peu écrasée, car trop rectiligne (manque d’ouverture). L’assise dans les graves pourrait aussi être plus marquée. Sinon, on profite étonnamment de nombreux détails, distillés avec précision et justesse (y compris avec les jeux vidéo, aux bandes son très riches en effets). La Ray assure une bonne présence dans un petit salon, en s’appropriant suffisamment la scène sonore.

Attention, pour profiter au mieux des vertus de la Ray, il ne faut pas hésiter à pousser un peu le volume (beaucoup plus qu’avec une Arc, en comparaison). Veillez aussi à activer le mode améliorant l’intelligibilité des dialogues, qui ont tendance à être écrasés par le reste. Il est très pertinent dans sa manière de détacher les voix du reste, afin qu’elles soient mieux mises en avant. Une fois qu’on y a goûté, on n’a plus envie de s’en passer.

Même pour une expérience purement musicale, la Sonos Ray est très convaincante — malgré l’absence des technologies Bluetooth (lecture en Wi-Fi uniquement) et Chromecast Audio (alors qu’il y a le AirPlay 2 pour les utilisateurs et utilisatrices Apple). Depuis l’application Sonos S2, on peut lier plusieurs services de streaming pour retrouver très facilement ses morceaux de musique favoris.

Le verdict

Avec la Ray, Sonos casse un peu son image de marque beaucoup trop chère. Lancée à 299 €, cette barre de son dispose de plusieurs atouts des autres produits du catalogue, à commencer par la facilité d’utilisation. Surtout, pour un tarif doux, elle améliore vraiment une installation qui serait beaucoup trop modeste.
Car la Sonos Ray vise d’abord à remplacer les haut-parleurs souvent très médiocres d’une télévision, avec une liaison simple (port optique), dans un format ultra compact et discret. Pour moins de 300 €, le gain est assez sensationnel et conviendra sans problème à un public moins exigeant. Si vous recherchez le top du top, il faudra jeter son dévolu sur une autre barre de son, plus onéreuse.

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