La liseuse Kindle d'Amazon a été baptisée ainsi au milieu des années 2000. Mais peut-être ne connaissez-vous pas les raisons qui l'ont amenée à être appelée ainsi.

Voilà plus de dix ans qu’Amazon arrose le marché du livre numérique avec ses liseuses Kindle. Outre la gamme principale, le géant du commerce électronique a proposé au fil des ans de nombreuses déclinaisons de son produit : DX, Touch, Paperwhite, Voyage ou encore Oasis. Et comme de nombreux produits et services dans la tech, le choix du nom de Kindle ne doit rien au hasard.

C’est dans un ancien billet de blog, datant de 2008, que l’histoire du nom du Kindle est racontée. L’auteur, Steven Heller, explique avoir appris de la part de Karen Hibma, l’épouse du designeur américain Michael Cronan, de quelle façon ce dernier a été contacté par une filiale d’Amazon pour réfléchir à la façon de baptiser une nouvelle ligne de produits. C’était environ trois ans avant la parution du billet de blog.

Un nom inspiré aussi par une fausse citation ?

Selon Karen Hibma, certaines lignes directrices avaient été données à Michael Cronan : Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, « voulait parler de l’avenir de la lecture, mais de façon modeste, sans fanfaronnade ». Il n’était pas question d’aller sur un titre trop « techie », sans être banal. « Nous voulions qu’il soit mémorable et qu’il ait une signification dans de nombreuses formes d’expression », poursuivait-elle.

« Kindle signifie allumer ou commencer à brûler, exciter ou être stimulé, ou devenir lumineux. Les racines du mot viennent du vieux norrois kyndill, qui signifie bougie », disait-elle, relevant que le terme est profondément enraciné dans la littérature. Plus étrange, il est aussi évoqué une hypothétique citation de Voltaire, mais dont on ne trouve aucune trace claire sur Internet.

Des modèles de liseuses  Kindle. // Source : Flickr/CC/Tatsuo Yamashita (photo recadrée)

Celle-ci prétend que Voltaire aurait écrit : « L’instruction que nous trouvons dans les livres est comme le feu. Nous allons le chercher chez nos voisins, nous l’allumons chez nous, nous le communiquons aux autres et il devient la propriété de tous ». En tout cas, Karen Hibma mentionne cette citation comme l’une des raisons qui ont conduit Michael Cronan à opter pour ce nom.

Cependant, en voulant retrouver la citation exacte en français et pas une simple traduction depuis l’anglais, on trouve des extraits issus d’œuvres de Voltaire relatifs à l’instruction et aux livres, mais rien qui ne corresponde parfaitement à la citation. Il en existe des versions en français qui tournent sur le net, mais sans information claire sur leur provenance, ce qui pourrait signifier qu’il s’agirait d’une citation apocryphe.

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