WhatsApp propose une nouvelle fonctionnalité : les messages temporaires. Mais l'application conseille de bien réfléchir à ce que vous partagez, et avec qui.

Déjà disponibles dans Facebook Messenger, les messages éphémères débarquent dans WhatsApp. La messagerie instantanée annonce ce jeudi 5 novembre la disponibilité de cette nouvelle fonctionnalité, qui permet à deux correspondants d’échanger des messages qui finissent par disparaître au bout de sept jours — il s’agit d’une durée fixe, choisie par l’équipe de développement.

Avec cette option, WhatsApp veut que sa communauté puisse donner aux discussions « un caractère plus léger et privé ». L’application considère que ce sera pratique pour des échanges plutôt futiles, qui n’ont pas besoin d’être gardés très longtemps, ou pour des informations provisoires. L’entreprise cite en exemple une liste de courses ou l’adresse d’un magasin.

L’option peut être activée par n’importe quelle personne dans une discussion à deux. Idem pour la désactivation. Dans le cas d’une discussion de groupe, ce sont les administrateurs qui ont la maîtrise de cette fonctionnalité. Il existe toutefois certaines circonstances dans lesquelles des messages éphémères pourraient encore subsister malgré l’écoulement des sept jours.

WhatsApp identifie quatre cas de figure, mais l’application suggère que ce ne sont pas des situations très communes : il peut s’agit d’un aperçu du message temporaire apparaissant dans les notifications du smartphone, d’un message pris lors de la sauvegarde d’un profil, d’un message temporaire cité par un message permanent et enfin d’un message provisoire qui est transféré dans une autre conversation.

WhatsApp fournit un guide pour découvrir comment activer ou désactiver l’option.

Ne vous en servez pas pour envoyer des contenus trop sensibles

Cependant, l’application de messagerie instantanée précise que dans au moins deux cas (la sauvegarde et la vignette de l’aperçu), la conception de la fonctionnalité fait que ces messages temporaires finiront quand même par disparaître : soit lors de la restauration de la sauvegarde, soit au moment de cliquer sur la notification.

Anticipant toutefois les critiques qui pourraient lui être adressées, WhatsApp a accompagné son billet d’annonce d’une page de mise en garde afin d’expliquer au public ce qu’il faut attendre de cette fonctionnalité et quelles en sont les limites, afin de ne pas s’en servir à tort et à travers, en pensant que tout est sûr. En résumé : ne vous en servez ni pour échanger des sextos, ni des informations sensibles.

Il ne faut en effet pas miser sur une confidentialité absolue et définitive pour ces messages temporaires.

Twitter tweet sms texto smartphone iphone
Une bonne confidentialité, c’est d’abord de savoir s’il est bien raisonnable de partager telle ou telle chose. Ensuite avec qui. Mais aussi avec quoi. // Source : Jay Baker

Non pas que WhatsApp va y avoir accès sans votre autorisation ou bien les propager sans votre accord : l’application va évidemment leur faire bénéficier de son mécanisme de chiffrement de bout en bout, qui permet d’éviter tout regard indiscret lors du transfert du message de l’émetteur jusqu’au destinataire. Mais parce que votre correspondant ne sera peut-être pas toujours fiable.

Outre le fait que la durée de ces messages éphémères est longue (une semaine, mais le souci se poserait de la même façon si elle était réglée sur deux secondes), il y a diverses façons de capturer un message échangé : on peut prendre une capture d’écran. On peut copier/coller le contenu du message. Ou, même en supposant l’existence de mécanismes anticopie, on peut prendre une photo.

Il est très important de comprendre ces risques et de les avoir en tête quand vous vous servirez des messages éphémères avec un tiers. WhatsApp invite d’ailleurs à ne les utiliser « qu’avec des personnes de confiance ». Et même dans ce cas-là, il est crucial de bien considérer ce que vous vous apprêtez à transmettre. En somme, tournez votre pouce sept fois autour du bouton avant de cliquer sur « Envoyer ».

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo