Apple et Google ont diffusé la première version de leur API aux équipes des États partenaires.

Alors que l’Italie, qui s’était d’abord prononcée pour le protocole DP-3T décentralisé, a finalement choisi l’API Google/Apple pour son application de contact tracing, seule capable de faire fonctionner correctement le Bluetooth en arrière-plan, les deux géants américains ont commencé à fournir les premières versions de leur API aux développeurs des États et des agences de santé agréées avec lesquels ils travaillent. Google et Apple ont annoncé que les « les premières versions de l’API de notification d’exposition seront livrées ce jour aux développeurs sélectionnés.  »

Google Pixel 4 // Source : Louise Audry pour Numerama

L’API à la disposition des développeurs

Cette disponibilité, réservée comme prévu aux équipes étatiques qui travaillent sur les projets d’applications de contact tracing des gouvernements, passera pas un cycle classique de mise à jour des environnements de développement et des systèmes d’exploitation. Pour iOS, xCode 11.5 devra être téléchargé pour avoir accès aux outils. Du côté des smartphones, c’est la bêta 3 d’iOS 13.5 qui intègre les premiers éléments capables de tester le fonctionnement des applications en cours de développement. Pour Android, il s’agit d’une mise à jour d’Android Developer Studio et des Google Play Services en bêta sur les smartphones.

Concrètement, cela signifie que les premières applications qui fonctionnent sur la majorité des smartphones pourront implémenter rapidement les API proposées par Google et Apple. Cette phase ouvre donc les premiers tests en conditions réelles des applications de contact tracing vraiment fonctionnelles et interopérables entre les différents smartphones.

Cette phase ouvre les premiers tests en conditions réelles

Il y a quelques jours seulement, Apple et Google avaient communiqué de nouvelles spécifications, permettant notamment aux développeurs d’ajuster finement le « niveau d’exposition  ». C’est un enjeu important, car tout contact par Bluetooth ne doit pas donner lieu à une alerte : les équipes de santé nationales doivent pouvoir définir des critères qui rendent certains contacts plus dangereux que d’autres (proximité, durée, etc.). La première description de l’API était lacunaire sur ce point et ce défaut avait été remonté par les laboratoires qui travaillent sur le sujet.

En France, l’approche centralisée du protocole ROBERT n’a pas encore été remise en question et l’application StopCovid ne pourra pas utiliser le Bluetooth en arrière-plan sur les appareils Apple. L’application a été reléguée au second plan par Édouard Philippe lors de l’annonce du plan déconfinement et sa présentation à l’Assemblée a été repoussée.

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