Voilà maintenant près de 7 ans que Final Fantasy XIV développe son histoire régulièrement à travers des mises à jour et des extensions. Des ajouts de contenu qui sont également des prétextes pour introduire de nouveaux univers issus de nouvelles licences. Comment ? On vous raconte.

Toute une génération s’apprête à découvrir les aventures du groupe Avalanche avec la sortie de Final Fantasy VII Remake. Pendant ce temps, l’Arme Rubis, boss emblématique du jeu original a fait son apparition dans Final Fantasy XIV. C’est le deuxième Superboss de la licence que l’extension Shadowbringers fait intervenir. Les fans de Final Fantasy VIII avaient en effet déjà pu affronter l’invocation la plus forte du jeu, Eden, il y a peu.

L’une des forces du MMO de Square Enix est sa capacité à intégrer les éléments de ses précédents jeux et licences en Eorzéa. Difficile de rester indifférent lorsque son jeu favori est mis à l’honneur.

L’arme Rubis est toujours aussi menaçante, plus de 20 ans après sa première apparition.

Et la lumière fut

L’histoire de Final Fantasy XIV débute de façon très classique. Un aventurier rejoint un groupe de rebelles qui fait face à la menace d’un empire maléfique. Le continent d’Eorzéa, l’immense terrain de jeu, est alors en plein développement après une catastrophe survenue quelques années plus tôt. Les différentes nations du monde font face aux mêmes problèmes. Bon nombre de peuples parviennent à invoquer leurs Dieux à force de prières et de rituels.

Malheureusement, faire appel à des divinités agitées comme Ifrit ou Ramuh n’est pas sans conséquence. Le monde a donc besoin de vous, le guerrier de la lumière pour les calmer. Ces divinités appelées Primordiaux sont dotées de pouvoirs clairement hors du commun. Et l’empire maléfique de Garlemald est visiblement prêt à tout pour s’en emparer et asseoir sa domination sur le reste du monde.

Une intégration cohérente des anciens Final Fantasy

Une fois Garlemald repoussé, à la fin de A Realm Reborn, il est possible de directement partir à l’assaut de la Tour de Cristal. Ce raid recrée le dernier donjon de Final Fantasy III, boss compris, tout en l’intégrant à la mythologie de Hydaelyn, le monde de Final Fantasy XIV. En effet, cette Tour de Cristal — qui apparaît dans le jeu de base A Realm Reborn — aura un rôle important à jouer dans Shadowbringers, trois extensions plus tard.

Le joueur a remporté une victoire, mais l’empire n’est pas la seule menace à écarter. L’extension Heavensward vous mène alors aux terres nordiques d’Ishgard. Ce pays enneigé est en proie aux dragons, en conflit depuis longtemps avec les humains. Et comme si cela ne suffisait pas, l’Église s’en mêle et ses inquisiteurs font régner sa loi d’une poigne de fer. La garde rapprochée de Thordan VII, à la tête de cette théocratie, est composée de chevaliers surentraînés. Et leur présence n’est pas anodine.

L’affrontement contre les Chevaliers de la Table Ronde est un des plus intenses du jeu.

Les fans de la licence auront vite fait le rapprochement, mais ce petit groupe en armure vient tout droit de Final Fantasy VII. Les chevaliers de la Table ronde ont en effet marqué les esprits comme étant l’invocation la plus forte du jeu de 1997. Le moteur graphique de Final Fantasy XIV leur a fait le plus grand bien.

De Final Fantasy VII, Final Fantasy XIV a importé dès A Realm Reborn le célèbre casino Gold Saucer. Entre ses murs, les joueurs peuvent ainsi s’adonner aux courses de Chocobo, ainsi qu’au Triple Triad, jeu de cartes favori des joueurs de Final Fantasy VIII. Et probablement le meilleur jeu de cartes jamais créé dans un épisode de Final Fantasy.

Final Fantasy VI, évidemment

La seconde extension, Stormblood, vous fait prendre la mer pour changer de continent. En effet, les cités de Ala Migho et Doma sont occupées par l’empire depuis bien des années. Et il est temps de leur rendre leur liberté. Ces terres orientales sont l’occasion d’introduire l’univers de Final Fantasy VI. En commençant par le royaume de Doma, terre natale de Cyan, le samouraï qui accompagnait Terra. Dans Final Fantasy XIV, on y rencontre Hien l’un des fers de lance de la rébellion. De son vrai nom, Shun, nom du fils du légendaire bretteur sus-cité, avec lequel il partage son thème musical. Ces références subtiles peuvent passer inaperçues, mais ne manquent pas de toucher les fans.

Toujours dans Stormblood, une série de raids dédiée à Final Fantasy V et VI permet également de revivre des affrontements mythiques. Kefka et Exdeath font partie des boss de retour ici. Ceux-ci sont loin d’être simples, mais sont aussi l’occasion de débloquer des mascottes à leur effigie, bien plus mignonnes que de raison.

Kefka Palazzo est moins effrayant quand il fait 10 centimètres de haut.

Musiques, environnements et thèmes récurrents, la série fait revivre ses jeux précédents de façon impressionnante. Tout l’univers d’Ivalice renaît lui aussi grâce à une autre série de raids. Le monde de Final Fantasy Tactics et Final Fantasy XII a droit à un traitement de luxe, et le retour à Rabanastre accompagné de Ramza Beowulve fait clairement chaud au coeur.

Collaborations de tous horizons

Final Fantasy XIV a aussi accueilli des licences différentes de Final Fantasy dans son univers. Au sein de quêtes annexes parfois temporaires, des invités de marque ont fait leur apparition. Un évènement Yokai Watch a permis aux aventuriers de se procurer 13 mascottes Yokai, esprits issus du folklore japonais, ainsi que des armes et une monture à leur effigie. Et pour Capcom, on va encore plus loin.

Tandis que Monster Hunter World accueille le Béhémoth, monstre légendaire récurrent depuis Final Fantasy II, Final Fantasy XIV a droit à une visite du Rathalos. Cet évènement permanent permet aux joueurs ayant terminé l’extension Stormblood d’affronter la célèbre wyverne.

Le Rathalos vous empêche de vous soigner, il faudra utiliser des potions de Hunter !

Plus récemment, Yoko Taro lui-même a scénarisé la série de raids actuelle. Basée sur NieR, ils mettent en scène l’Android 2P, dont l’apparence fait forcément penser à quelqu’un d’autre.

Comme les raids précédents, cette histoire est divisée en 3 parties, distillées au travers des mises à jour régulières. On se retrouve à affronter des boss gigantesques, accompagnés d’une bande-son composée par Keiichi Okabe (les musiques de Tekken 3 ou NieR Automata) et Masayoshi Soken (l’homme derrière une bonne partie de l’excellente BO de Final Fantasy XIV), pour le plus grand bonheur de nos oreilles.

Les raids NieR conservent l’esthétique du jeu, et son dynamisme.

Histoire d’héritage

Tous ces invités de marque rendent le quotidien du Guerrier de la Lumière plus diversifié que jamais. Le panache de licences présentes apporte du contenu qui touche directement les fans d’anciens JRPG, tout en donnant du fil à retordre à tous les joueurs. Les quêtes annexes ne brisent pas l’immersion du joueur, et de nombreuses récompenses sont à la clé. Et les collaborations majeures comme la Tour de Cristal ou NieR s’inscrivent dans la continuité de notre aventure.

Les références sont encore nombreuses, tant du côté du bestiaire que du côté des montures ou des personnages, mais les lister ne serait pas pertinent. Si l’idée de vous promener en Armure Magitek vous plaît et que vous pensez à vous lancer, c’est le moment.

Pour couronner le tout, le thème de Terra accompagne l’armure Magitek.

La Complete Edition de Final Fantasy XIV est actuellement en promotion. Vous pouvez profiter de l’intégralité du jeu et de ses trois extensions à 19,99 euros sur PC ou Mac et 24,99 euros sur PlayStation 4. Final Fantasy XIV est cross-plateforme. Enfin, si vous voulez tester le jeu sachez qu’une version d’essai gratuite et sans limitation de temps est disponible à cette adresse. Elle permet d’explorer le jeu comme bon vous semble jusqu’au niveau 35.

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