Avec le confinement imposé par le coronavirus, le cloud computing vit son plus grand test de résistance. Microsoft Teams n'a pas tenu, mais il n'est pas le seul.

Mise à jour  : d’après le compte Twitter officiel du support Microsoft 365, des actions ont été menées toute la journée pour mitiger la panne. 4 heures après le début de l’annonce, une première correction a été confirmée, mais des utilisateurs ont continué à connaître des problèmes, ce qui a amené Microsoft a corriger une nouvelle fois la fonctionnalité. Vers 17:30, toutes les fonctionnalités étaient rétablies. Dès ce matin, des équipes pouvaient déjà reprendre leur travail sur Teams.

Microsoft a l’une des infrastructures de cloud computing les plus utilisées de la planète, notamment par les entreprises, et pourtant, son service Teams n’a pas résisté à l’afflux de connexions en simultané depuis l’Europe. Le compte Twitter du service en ligne de gestion d’entreprise Microsoft 365 (document collaboratif, chat, visioconférence, stockage en ligne) l’a annoncé dans une déclaration lapidaire :  « Nous sommes en train d’investiguer sur un des problèmes liés à la messagerie de Microsoft Teams  », avant de communiquer un numéro de suivi pour la panne.

Les réponses au tweet ne se sont pas fait attendre, des utilisateurs affirmant que le service ne fonctionne pas ou peu depuis plus « d’une heure et demie », ce qui correspond au début des heures ouvrées européennes. Alors que les entreprises sont sommées de recourir au télétravail pour continuer leur activité, cette panne ne pouvait pas moins bien tomber. Car si l’un des géants du cloud computing n’est pas à l’abri d’un tel souci aux premières heures de télétravail massif, il sera difficile de miser sur la stabilité des entreprises dont les ressources informatiques ne sont pas aussi perfectionnées.

Contacté par Numerama pour des précisions sur la panne, Microsoft n’est pas encore revenu vers nous.

VPN et Éducation nationale dans les choux

Et c’est un peu ce que l’on ressent en parcourant Twitter ce matin. Parents et professeurs s’inquiètent des solutions de l’Éducation nationale, qui n’ont, semble-t-il, pas su encaisser la charge de connexions des nombreux élèves venus chercher leurs cours le lundi matin. Si de simples plateformes de documentation ne tiennent pas, on ne peut pas compter sur des cours en visioconférence qui demandent une bande passante encore plus large.

Du côté des entreprises, ce sont les VPN qui sont les plus cités. On ne parle pas ici des solutions grand public de contournement des géoblocages, mais des VPN d’entreprise qui permettent aux employés à distance de se connecter à des tableaux de bord et logiciels exécutés en interne, sur les serveurs de l’entreprise, par un tunnel d’informations sécurisé. Leur usage est extrêmement répandu, mais ils sont dimensionnés pour des cas ponctuels, concernant une petite partie des employés en télétravail ou en déplacement. Ce lundi matin, ils ont eu à gérer les ressources humaines complètes des entreprises, une charge assurément trop importante.

Les VPN d’entreprise tombent // Source : Capture d’écran Twitter

Cela dit, il était attendu que ce premier jour de télétravail massif ne se passe pas dans les meilleures conditions. Comme la pandémie qui touche le monde entier est exceptionnelle, les dispositions n’ont pas été prises par les entreprises et les collectivités. Espérons qu’elles aient les ressources pour réagir vite.

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