Une nouvelle fonctionnalité apparaît dans Gmail : la possibilité d'ajouter des extensions qui déclenchent directement des actions dans le corps des mails.

Depuis le 18 octobre, les développeurs d’applications et de services peuvent créer des extensions qui apparaîtront dans les emails envoyés depuis la messagerie de Google.

Une fonctionnalité présentée à la Google Cloud Next

Destinée aux développeurs tiers, cette fonctionnalité avait été annoncé en juillet, lors de la conférence Google Cloud Next.

Ces extensions prennent la forme d’un petit bouton, situé sur la fenêtre de rédaction d’un nouveau mail, dans la barre d’outils en bas (on le voit ici entouré de rose). Il vous suffit de vous rendre sur le G Suite Marketplace pour les installer. Une recherche avec « Gmail » vous permettra de trier les applications compatibles.

Des raccourcis pour renvoyer vers des fichiers ou logiciels

Il permettra d’intégrer directement dans les mails des raccourcis vers des fichiers provenant d’une application. Par exemple, une entreprise comme Dropbox peut créer un bouton dédié à son site. En cliquant dessus, on pourra insérer dans le message un contenu enregistré sur l’hébergeur. L’expéditeur du message, en cliquant dessus, pourra ouvrir le fichier comme s’il s’agissait d’un document Google, seul présent actuellement.

Selon The Verge, outre Dropbox – qui a un accord avec Google depuis plusieurs mois –, d’autres entreprises développent leurs «  add-on ». C’est le cas de Box (hébergeur de fichiers en ligne), Atlassian (éditeur de logiciels comme Stride ou Jira) et Egnyte (stockage de contenus à destination des entreprises). D’autres viendront plus tard, promet Google.

Le logo Google // Source : Thomas Hawk

L’entreprise s’ouvre de plus en plus aux développeurs tiers. Il y a un an, elle autorisait déjà quelques services, dont l’organisateur de tâches Trello, à créer des extensions pour Gmail. Elle avait aussi permis à certaines applications d’accéder aux emails des utilisateurs qui y consentaient. Cette dernière décision avait été plus critiquée, certains y voyant un risque non négligeable pour la vie privée.

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