Des salles remplies de bornes d'arcade aux ultraportables de gamers, les machines dédiées aux jeu vidéo sont devenues de plus en plus compactes au fil du temps.

Quel a été le premier jeu vidéo de l’histoire ? Peut-être bien Spacewar !, un jeu de combat spatial multijoueur mis au point en 1962 par des chercheurs du MIT. Il devait démontrer les capacités d’un superordinateur de l’époque, qui coûtait l’équivalent de presque un million de dollars actuels. Bien heureusement, les machines de gaming se sont considérablement améliorées depuis ces temps anciens, que ce soit en termes de performances, de prix, et surtout de miniaturisation. Voici un petit retour dans le temps, des grosses bornes d’arcade jusqu’au design Max-Q des derniers ordinateurs gamer de MSI.

Années 70, les bornes d’arcade

Les bornes d’arcade trouvent leurs origines dans les années 30 avec les machines de pinball, d’abord entièrement mécaniques, puis dotées de certains éléments électroniques. Ces jeux électromécaniques se popularisent dans les années 60, où l’on retrouve des ancêtres des jeux de tir à la première personne (FPS) grâce à des pistolets optiques, mais aussi des jeux de course et des simulateurs de combat aérien. Le tournant est la création d’Atari, pionnier du jeu vidéo moderne, et de sa borne de ping-pong multijoueur Pong en 1972. Space Invaders ! suivra en 1978, lançant ce qu’on appelle « l’âge d’or du jeu d’arcade ».

Ces machines de la taille d’un meuble, bien trop onéreuses pour être possédées par des particuliers, sont installées dans des salles dédiées où l’on paye 25 cents pour jouer à une partie. D’où le développement à l’époque de jeux difficiles et addictifs, avec des parties courtes. L’âge d’or des bornes d’arcade prend fin autour du crash des jeux vidéo de 1983. Malgré une résurgence au début des années 90 et une certaine popularité dans des marchés de niche, ces antiques appareils sont inévitablement remplacés par des solutions moins encombrantes.

Bornes d’arcade à Akihabara, Tokyo // Source : Cicada Strange

Années 80, les consoles

Il ne faut pas attendre longtemps après l’apparition des bornes d’arcades pour voir le jeu vidéo se transporter dans les salons. La première console de l’histoire, la Magnavox Odyssey, apparaît timidement en 1972. Les consoles de l’époque évoquent déjà celles de nos jours : une boîte dotée de contrôleurs et branchée à un téléviseur. Dans les années 70, elles ne permettent encore de jouer qu’à un seul jeu, comme en témoigne la version domestique de Pong sortie en 1975 pour 100 dollars de l’époque (environ 300 euros actuels). C’est un peu cher pour se cantonner à des parties de tennis virtuel.

En 1977, Atari lance sa console polyvalente Atari 2600, qui perce auprès du grand public en 1980 avec le succès de Space Invaders !. Une frénésie s’empare alors du marché des jeux vidéo, qui se sature de titres bâclés tel E.T., dont des milliers de cartouches invendues auraient été enfouies dans le désert. Par ailleurs, avec la démocratisation des ordinateurs personnels, les nouveaux gamers se tournent moins vers les consoles.

En 1983, c’est le crash : le secteur vidéoludique perd 97 % de ses revenus en un an. Dans le vide laissé par l’effondrement du jeu vidéo américain, les Japonais prennent le relai. La Nintendo NES est lancée aux États-Unis en 1985, relançant l’intérêt du public pour les consoles. En 1989, la firme nippone commercialise la console portable Game Boy et son célèbre le jeu Tetris ; mais ses performances restent très limitées par rapport à une console de salon.

Atari 2600 // Source : Ted Eytan

Années 90, les PC fixes

En 1993, à un lecteur qui demande quelle serait une configuration PC de rêve pour le gaming, le magazine Computer Gaming World répond avec une machine dotée… d’un CPU cadencé à 66 MHz et de 8 à 16 Mo de RAM. Et pourtant, même s’ils restent plus chers que les consoles, les PC se placent dans les années 90 comme le fer-de-lance de l’innovation gaming. Cela passe par de nouveaux genres vidéoludiques, comme le point-n-click avec Monkey Island (1990). Alors que les consoles se contentent encore largement de graphismes en 2D, les PC passent à la 3D avec des jeux comme Wolfenstein 3D (1992).

Cette progression est liée à l’émergence des cartes graphiques grand public, avec par exemple la création de Nvidia en 1993. Les GPUs étaient jusqu’alors réservées à la nouvelle génération des bornes d’arcade. La firme 3dfX, qui sera plus tard rachetée par Nvidia, remue le marché avec sa carte Voodoo en 1996. Les gamers construisent alors leurs propres tours eux-mêmes, en achetant les cartes individuellement. Le FPS Quake (1996), lancé d’abord sur PC, émerveille la critique avec des graphismes considérés comme époustouflants pour l’époque.

Quake // Source : id Software

Aujourd’hui, les laptops

Les laptops commerciaux modernes peuvent être retracés depuis les PowerBook d’Apple de 1991. Il faut attendre les années 2000 que la miniaturisation continue des composants et leurs performances accrues permettent la conception des premiers ordinateurs portables dédiés en priorité au gaming. Ceux-ci ramènent encore les contraintes techniques des tours : les appareils de cette époque sont souvent lourds, épais, bruyants et gourmands en batterie.

Ce n’est que depuis quelques années qu’on voit arriver sur le marché des laptops gaming fins et élégants, avec le même form factor qu’un ultraportable haut de gamme. Ainsi, le MSI GF63 8RD embarque une carte graphique Nvidia Max-Q 1050 Ti dans un châssis en aluminium de 2 centimètres d’épaisseur seulement, pour un poids de 1,86 kilogramme. Le tout, épaulé par un Core i7 de 8e génération et des paramètres idéaux pour réduire le son des ventilateurs. Son autonomie est de 7 heures pour une utilisation bureautique, un peu moins pour du gaming. Grâce à de tels appareils, joueuses et joueurs peuvent jouer aux plus grands titres partout et sans encombrement.

Quant aux Max-Q évoqué, il faut savoir que le terme provient du domaine aérospatial. Il représente le point de pression dynamique maximal, calculé notamment lors de l’envoi d’une fusée dans l’espace. Empruntée par l’univers du gaming, l’expression Max-Q désigne ici le point d’équilibre entre performances graphiques et production de chaleur maîtrisée. C’est cet équilibre que Nvidia a développé et que MSI a repris sur ses derniers ordinateurs, permettant à l’entreprise de proposer des ordinateurs ultraportables avec des performances effectives dignes des appareils beaucoup plus imposants.

MSI GF63 // Humanoid Content