Alors qu'il a lancé une action en justice face au Semi de Tesla, Nikola a reçu une immense commande de la part d'Anheuser-Busch.

Tout va pour le mieux concernant Nikola, la startup qui veut se frotter à Tesla sous fond de violation de brevets. En tout cas, son camion électrique fonctionnant à l’hydrogène a reçu les faveurs d’Anheuser-Busch. Ainsi, l’un des plus gros brasseurs de bière au monde a effectué une commande qui va «  jusqu’à huit cent véhicules  » selon un communiqué publié le 3 mai 2018. Ils devraient commencer à intégrer la flotte du leader américain à partir de 2020, participant à un vaste plan visant à ne faire rouler que des camions à énergie renouvelable d’ici 2025. De son côté, Nikola promet d’installer des stations de rechargement à hydrogène.

Nikola 1 : 0 Tesla

Pour Nikola, c’est une sacrée bataille remportée face à Tesla, qui n’a reçu que quarante précommandes de la part d’Anheuser-Busch — soit vingt fois moins. Son poids lourds peut avaler entre 805 et 1 931 kilomètres et, surtout, faire le plein en vingt petites minutes. De vrais arguments alors que le Semi se contente d’une autonomie de 800 kilomètres. Mais Nikola devra assurer du côté des infrastructures : voilà pourquoi il va installer un vaste réseau composé de 700 stations de rechargement à hydrogène d’ici 2028. Il compte investir en utilisant les neuf milliards de dollars récoltés via les réservations.

Selon Reuters, Nikola compte vendre ses camions 400 000 dollars — contre 150 000 dollars en moyenne pour un équivalent thermique — mais proposera aussi de la location. On devrait voir la version finale de son produit durant le CES 2019. « Avec neuf milliards de dollars grâce aux précommandes, nous sommes en train de bâtir, pas de spéculer, et nous sommes très excités par ce qui vient  », se réjouit Trevor Milton, CEO de Nikola. On attend la contre-attaque de Tesla, qui a perdu un gros poisson.

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