Les données contenues dans l'Apple Watch d'une personne assassinée en Australie vont peut-être servir à y voir plus clair dans cette sombre affaire.

Lorsqu’elle a été assassinée chez elle en 2016, Myrna Nilsson portait une Apple Watch. Un détail technologique a priori anodin, mais qui pourrait bel et bien changer la résolution de cette affaire criminelle. Grâce aux nombreux capteurs intégrés à la montre, les enquêteurs ont récolté des données qui pourraient s’avérer déterminantes dans la résolution du meurtre.

Selon les informations d’ABC News, elles vont jusqu’à contredire le témoignage de Caroline Nilsson, sa belle-fille. Elle indiquait en effet que des individus avaient suivi Myrna Nilsson jusque chez elle.

L’Apple Watch ne ment jamais

Caroline Nilsson avait raconté que sa belle-mère avait été prise à partie par un groupe d’hommes à l’extérieur de la maison. La dispute aurait duré une vingtaine de minutes et abouti à l’assassinat de la victime à l’intérieur de la maison après qu’elle ait été ligotée. Caroline Nilsson n’aurait pas entendu l’attaque fatale et serait sortie de la demeure dans un état de choc une fois les prétendus coupables enfuis. Un fait survenu à 22h10 et ayant conduit un voisin à appeler la police. 

Mais Caroline Nilsson est désormais inculpée. Déjà parce que les analyses ADN et le témoignage d’un voisin infirment son récit. Ensuite parce que l’Apple Watch portée par Myrna Nilsson apporte des éléments nouveaux pouvant l’écrouer. Grâce à la surveillance cardiaque appliquée par la montre connectée, l’heure exacte du décès a pu être déterminée. La procureure Carmen Matteo explique : « La victime a dû être attaquée aux alentours de 18h38 et est morte vers 18h45 ». Nous sommes loin des vingt minutes indiquées par Caroline Nilsson, sachant qu’un témoin a indiqué qu’il n’avait vu aucun groupe d’hommes autour de la maison à cette heure.

Un horaire qui ne correspond pas du tout avec la déclaration de Caroline Nilsson, qui expliquait être sortie de la maison peu après la mort de sa belle-mère, à 22h10 donc. « Elle est sortie de la maison après 22h et, si l’Apple Watch est acceptée comme preuve, c’est plus de trois heures après l’attaque. C’est suffisant pour maquiller la scène… et nettoyer et se débarrasser des vêtements tachés de sang » argue Carmen Matteo. Elle conclut, «  La plaignante n’avait pas prévu que la police pourrait trouver l’heure exacte de la mort et d’autres informations depuis la montre  ». Le verdict sera livré en juin.

Ce n’est pas la première fois qu’un dispositif du genre de l’Apple Watch pourrait servir dans la résolution d’un meurtre. Et cette affaire démontre que les objets connectés peuvent bien faire office de preuves tangibles.

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