Porsche pense beaucoup à Tesla. Pour autant, il n'est pas question pour le constructeur automobile de comparer sa Mission E à la Model S.

Porsche est en train de plonger dans le grand bain de la mobilité électrique, soucieux de voir Tesla s’accaparer progressivement de la plus grosse part du gâteau. Mais n’en déplaise au géant allemand, le constructeur américain est très, très en avance sur la concurrence.

Le constructeur automobile a réagi en dévoilant la Mission E. Mais, visiblement, il n’aime pas trop qu’on voit ce projet comme une réponse à la Model S, malgré des arguments qui se recoupent et la volonté commune de proposer un véhicule électrique sans concession aucune sur l’autonomie et la performance.

Mission E et Model S

Lors de sa conférence de presse annuelle, Porsche a confirmé ses plans au sujet de l’électrification de ses gammes. Il a ainsi annoncé un investissement de 7,4 milliards de dollars afin d’électrifier un tiers de ses modèles d’ici 2022.

La Mission E, annoncée il y a quelques mois, ouvrira le bal dès 2019 avec des caractéristiques ne trahissant pas l’ADN de la maison. Grâce à sa puissance de 600 chevaux, elle passera de 0 à 100 km/h en 3,5 secondes et sera capable de tenir pendant près de 500 kilomètres sur une seule charge, laquelle sera ultra-rapide.

Autant d’ingrédients qui pourraient lui permettre de rivaliser avec la Tesla Model S. Néanmoins, Oliver Blume, le patron de Porsche, refuse de résumer la Mission E en un simple rival, en clamant que « Tesla n’est pas une référence pour nous  ». Reste que cette voiture est de toute évidence une cible à abattre puisque l’entreprise n’a pas hésité à l’attaquer le Model S il y a quelques semaines..

Porsche entend aussi se distinguer en ne se précipitant pas sur la conduite autonome, une tendance sur laquelle mise Tesla (ses voitures autorisent déjà une conduite semi-automatisée, car elle est peu en adéquation avec son image de marque. « Nous n’envisageons pas de Porsche sans volant. Cela doit faire sens avec les valeurs et les attentes de Porsche. Conduire une Porsche dans les embouteillages ? Je ne suis pas sûr que ce soit le cœur de notre fascination  » confie ainsi Detlev von Platen, du département marketing.

Preuve que le constructeur allemand ne veut pas tout faire comme Tesla.

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