Porsche a une nouvelle fois prouvé qu'il visait frontalement la Model S de Tesla avec sa Mission E, dont il promet des performances à haute vitesse supérieures à celles de sa rivale.

Les constructeurs automobiles se seraient-ils passés le mot ? Après Ferrari qui tacle la légitimité du Roadster et Daimler qui doute des promesses du Semi, c’est au tour de Porsche de s’attaquer à Tesla. Ainsi, la prestigieuse firme allemande a pointé du doigt les limites sportives de la Model S pour mieux mettre en avant la Mission E, sa première voiture électrique prévue pour 2019.

Plus concrètement, Porsche estime que son futur véhicule sera plus à même d’offrir des performances dignes de ce nom à vitesse élevée. Le hic ? Les arguments ne sont pas forcément vrais.

Porsche versus Tesla

On peut comprendre que Porsche nourrit l’envie affirmée de rivaliser avec Tesla. Dès lors, pour le constructeur, le but est de battre la Model S. Sur l’accélération, la berline américaine fait mieux avec le 0 à 100 km/h avalé en moins de trois secondes dans sa version P100D, là où la Mission E se contente de 3,5 secondes.

«  Mais vous ne pouvez en profiter que deux fois — la troisième tentative va échouer. Le système est inhibé. Les conducteurs Porsche n’auront pas à se soucier de ça. La Mission E offrira des performances reproductibles et à une vitesse très élevée pouvant être maintenue pendant de longues périodes. Et ce n’est pas tout. Les lignes longitudinales et latérales de la Mission E seront typiques de Porsche et représenteront une vraie récompense pour les conducteurs  », explique Stefan Weckback, à la tête du département électrique de Porsche, dans des propos relayés par Autoblog.

« Le système est inhibé »

L’intéressé fait erreur en affirmant que Tesla grève les performances de sa Model S, lors de démarrages agressifs réalisés dans un court laps de temps. Si cela a pu être vrai par le passé, le géant américain a fini par retirer ces limitations à la demande des clients.

Concernant le maintien d’une vitesse élevée pendant une longue période, c’est peut-être là où Porsche, par son ADN plus sportive, a une carte à jouer face à une Model S qui n’est pas conçue pour tout sauf garantir une bonne autonomie à un niveau de performances décapantes. En effet, à vitesse élevée, la batterie a tendance à chauffer. Un défaut — qui n’en est pas vraiment un — que pourra gommer Porsche s’il trouve la solution du côté du refroidissement.

Porsche misera enfin sur le leitmotiv «  rapide à conduire, rapide à recharger  », avec un temps de rechargement permettant de récupérer 400 kilomètres en vingt minutes. Un vrai bolide.

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