Les Français ne se sont pas encore rués sur le bonus réparation pour remettre en état des appareils défectueux, mais capables encore de servir. Des modifications arrivent, pour rendre le dispositif plus séduisant.

C’est un nouveau dispositif qui est en place depuis décembre 2022, mais de toute évidence, il manque encore d’attractivité. Le « bonus réparation », qui est un mécanisme d’aide pour pousser au rafistolage des appareils qui peuvent encore servir plutôt que de les remplacer, va donc bénéficier d’améliorations à compter du 1er juillet 2023.

Des montants doublés pour le bonus réparation

C’est ce qu’a promis Bérangère Couillard, la secrétaire d’État pour l’Écologie, dont les propos ont été repris par AEF Info et l’UFC-Que Choisir. Trois leviers vont être actionnés à cette date : d’abord, l’éventail des réparations sera étendu à plus de situations. Ensuite, il y aura davantage de réparateurs agréés sur tout le territoire. Enfin, les montants du bonus vont doubler.

Les nouveaux montants sont les suivants :

  • 30 euros pour une trottinette électrique, un aspirateur ou une perceuse ;
  • 50 euros pour un smartphone, une tablette ou un lave-linge ;
  • 60 euros pour un téléviseur ;
  • 90 euros pour un PC portable.

Comment s’applique le bonus réparation

Le bonus réparation s’applique selon des modalités particulières : pour le demander, il faut que le montant de la réparation dépasse la somme forfaitaire. Par exemple, si la réparation du PC portable ne coûte « que » 30 euros, le bonus n’est pas déclenché. Pour certains produits, il faut atteindre un montant de réparation minimal (comme 180 euros pour un PC portable).

Ce dispositif n’est déclenchable qu’à partir du moment où la garantie légale a expiré — qu’elle soit celle prévue de base par la loi ou bien celle étendue via une extension de garantie. Il ne faut pas non plus que le produit soit couvert par une assurance. Il faut l’avoir acquis en France, et que son propriétaire soit un particulier.

Source : Des Morris
Des conditions s’appliquent pour bénéficier de ce bonus. // Source : Des Morris

Le faible intérêt du public pour ce bonus réparation se reflète dans l’enveloppe qui est prévue pour financer le dispositif. Le montant de 62 millions d’euros pour 2023 n’a été utilisée que marginalement : 500 000 euros en quatre mois. C’est moins d’un pourcent. Le manque de publicité autour de cette initiative peut également jouer sur cet apparent désintérêt.

Parmi les enseignes qui ont rejoint le bonus réparation figurent Boulanger et Leclerc. Les autres encore absentes pourraient suivre, de force. Capital rapporte que Bérangère Couillard souhaite enrôler les autres grandes chaînes — dont Darty, Fnac et Apple. L’accès au label doit d’ailleurs être assoupli pour faciliter l’entrée d’un plus grand nombre de réparateurs indépendants.

La logique derrière le bonus réparation est d’encourager la durabilité des produits — c’est d’ailleurs à travers la loi luttant contre le gaspillage et favorable à l’économie circulaire que ce mécanisme a vu le jour. Les particuliers sont ainsi incités à opter pour une intervention technique, au lieu de le remplacer et d’envoyer l’ancien appareil en déchèterie.


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