La Russie inflige une amende à Twitch et à trois autres entreprises. Selon le pays, elles ne respectent pas une législation qui exige que les données des internautes russes soient stockées sur place.

Les frictions entre la tech américaine et la Russie se poursuivent, mais cette fois ce n’est pas la guerre en Ukraine qui est en cause. Le problème ici concerne la conformité de certaines plateformes avec la législation locale, en l’occurrence celle ayant trait aux règles de stockage des données personnelles des Russes dans le pays.

Le sujet n’est pas récent. Depuis 2014, un texte oblige les sociétés étrangères à localiser sur le territoire russe le stockage et le traitement des données personnelles liées à la population. Des sociétés comme Apple, Twitter, Facebook et LinkedIn y ont été confrontés, avec des conséquences variées : le réseau social professionnel, par exemple, a été banni pour avoir enfreint cette loi.

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Depuis le milieu des années 2010, la Russie exige que les données personnelles des internautes russes soient stockées dans le pays. // Source : @hrustall / Unsplash

Pinterest, Airbnb et UPS également pris pour cible

Mais cette fois, ce sont d’autres entreprises qui sont dans le viseur des autorités. Dans un message publié le 28 juin 2022, le régulateur russe Roskomnadzor, dont le rôle est de superviser les médias, la communication et les technologies de l’information, annonce des amendes pour Twitch, Pinterest, Airbnb ainsi qu’UPS. C’est un tribunal moscovite qui a prononcé une sanction contre ces sociétés.

UPS est la seule des quatre entreprises à ne pas avoir profil très « numérique », car il s’agit d’une entreprise postale américaine. Pinterest est un site permettant de trouver de l’inspiration à travers le partage de photos. Airbnb est une plateforme de location de maison ou d’appartement. Quant à Twitch, il s’agit d’une plateforme de diffusion de parties de jeux vidéo.

Les peines vont de 1 à 2 millions de roubles, soit de 18 500 à 37 500 euros environ. Des montants extrêmement faibles, compte tenu des moyens financiers des groupes mis en cause, mais qui font office de mise en garde. Des sanctions additionnelles et plus vives pourraient à terme être décidées, si les quatre entreprises maintiennent le statu quo quant aux données des internautes russes.