Le rover Perseverance rencontre une difficulté avec son sixième prélèvement de roche sur Mars. Des débris de la taille d’un caillou l’empêchent de sceller et stocker son échantillon.

Même si le déploiement du télescope James Webb dans l’espace attire beaucoup l’attention, la Nasa n’en oublie pas ses autres missions. Pendant ce temps, le 29 décembre 2021, son rover Perseverance a réussi à collecter un nouvel échantillon de la planète rouge, a indiqué la Nasa le 7 janvier.

Il s’agit de son sixième prélèvement dans la roche martienne (et de sa septième collecte d’échantillon). Cependant, cette fois-ci le robot rencontre une difficulté. « Il semble que des débris de la taille d’un caillou empêchent mon bras robotique de transférer le tube pour le scellage/stockage », peut-on lire sur le compte Twitter @NASAPersevere, sur lequel la Nasa fait parler son rover à la première personne.

perseverance caillou coincé
Les débris coincés dans le système d’échantillonnage du rover. // Source : NASA/JPL-Caltech/MSSS (photo recadrée et annotée)

Quel est le problème avec cet échantillon ?

Le souci s’est produit au moment où la mèche de forage, avec le tube d’échantillon et son prélèvement à l’intérieur, devait être déplacée hors de la foreuse (qui se trouve au bout du bras du rover) vers le carrousel (sur le châssis du rover). Une résistance inhabituelle a été enregistrée à cette étape. Des données et images supplémentaires ont été obtenues pour aider l’équipe responsable à jauger la situation. Il a fallu une semaine pour recevoir les éléments permettant de bien comprendre le souci.

Il a ensuite été décidé d’extraire la mèche de forage et le tube du carrousel, ainsi que de détacher le bras du carrousel. De nouvelles images ont été prises, confirmant qu’il y a quelques débris, « de la taille d’un caillou », qui se sont logés dans le carrousel. Selon la Nasa, il est probable qu’il s’agisse de morceaux de la roche qui a été forée, qui ont dû tomber du tube au moment où la mèche de forage devait être déplacée.

Faudra-t-il procéder au retrait de ces débris pour pouvoir continuer à prélever des échantillons ? Pour l’instant, la Nasa prend son temps pour voir s’il faut les évacuer, et si oui, comment s’y prendre. « Lorsque le défi d’ingénierie est à des centaines de millions de kilomètres (Mars est actuellement à 215 millions de kilomètres de la Terre), cela vaut la peine de prendre son temps et d’être minutieux, conclut la Nasa dans son communiqué. C’est ce que nous allons faire. »