Après le milliardaire Jeff Bezos et trois autres touristes, Blue Origin se prépare à une nouvelle mission pour un petit tour dans l'espace. Décollage prévu le 12 octobre.

C’est reparti. Trois mois après avoir bouclé avec succès son tout premier vol habité, dans lequel a notamment pris place Jeff Bezos le fondateur d’Amazon, Blue Origin remet le couvert. Le 12 octobre 2021, une fusée New Shepard construite par l’entreprise américaine s’arrachera à la gravité terrestre pour un petit tour dans l’espace, pendant quelques minutes, à plus de 100 kilomètres d’altitude.

À une semaine du tir, qui surviendra depuis le spatioport Launch Site One de Blue Origin, au Texas, on connait désormais les membres qui seront à bord. Deux d’entre eux avaient été annoncés le 27 septembre. Les deux autres l’ont été le 5 octobre. Ils succèdent à Jeff Bezos et les trois autres membres (Mark Bezos, Wally Funk et Oliver Daemen) de la mission NS-16, qui a été la première de la société à être habitée.

Deuxième mission habitée dans l’espace pour Blue Origin

Les deux premiers voyageurs confirmés sont Chris Boshuizen, un ancien ingénieur de la Nasa, et Glen de Vries, un cadre supérieur chez Dassault Systèmes. Quant aux deux autres, il s’agit d’Audrey Powers, la vice-présidente en charge des opérations de vol chez Blue Origin et de William Shatner, un acteur connu pour ses rôles du capitaine James Kirk dans Star Trek et de sergent Hooker dans la série du même nom.

Ce vol sera le dix-huitième effectué avec le lanceur New Shepard, nommé ainsi pour rendre hommage à Alan Shepard, l’un des pionniers américains de la conquête spatiale. Intitulé très justement NS-18, ce vol succède à une mission inhabitée qui a eu lieu au cours du mois d’août qui se focalisait sur de la recherche scientifique. Parmi les vingt charges utiles qui ont été transportées, la moitié concernait la Nasa.

William Shatner
William Shatner vous demande d’arrêter avec les références comme : ‘James T. Kirk va dans l’espace lol’ (enfin, on aimerait). // Source : Crosa

Le profil du vol sera très similaire à celui survenu en juillet. Après une ascension à une vitesse supersonique (jusqu’à mach 3, c’est-à-dire plus de trois fois la vitesse du son, soit plus de 3 700 km/h), la capsule effectuera une sorte de parabole au-dessus de la ligne de Kármán, qui est la limite établie par convention entre l’espace et l’atmosphère, à plus de 100 kilomètres d’altitude.

Atteindre l’espace ne prendra que quelques minutes. C’est à ce moment-là que les quatre passagers pourront expérimenter les effets de la micropesanteur et ainsi flotter dans la cabine. Cette séquence sera brève : en effet, la pesanteur sera pratiquement à la normale six minutes après le décollage, à mesure que la capsule sera en train de redescendre vers la Terre.

L’atterrissage se fera avec l’appui de parachutes et de rétrofusées, pour amortir autant que possible le choc du contact avec le plancher des vaches (pour passer de 26 à 1,6 km/h dans les tout derniers mètres). En tout et pour tout, dix minutes se seront écoulées entre le départ et l’arrivée. La fusée, elle sera rentrée bien avant et automatiquement, une fois la capsule propulsée dans la haute atmosphère.

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