Comme la Chine en 2019, les États-Unis entendent mener une mission du côté de la face cachée de la Lune. La Nasa a retenu deux projets pour 2024.

Connaissez-vous le point commun entre toutes les missions d’exploration de la Lune conduites au sol par la Nasa ? Elles se sont systématiquement déroulées sur sa face visible, celle que l’on voit toujours depuis la Terre. Jamais l’agence spatiale américaine n’a mené de mission en surface de l’autre côté, sur la face cachée. Cela devrait toutefois changer dans les années à venir.

Dans un communiqué paru le 10 juin, le Jet Propulsion Laboratory, qui est la structure commune mise en place entre la Nasa et l’Institut de technologie de Californie, annonce que deux missions ont été sélectionnées pour déposer des charges utiles de l’autre côté de la Lune. D’autres ont également été retenues. Pour la face cachée de la Lune, le JPL dit viser 2024 comme échéance.

La Chine, premier pays à avoir atterri sur ce côté de la Lune

La décennie qui vient sera largement dominée par l’actualité de la Lune : c’est en effet au cours des dix prochaines années que les États-Unis prévoient de revenir plus durablement sur ce satellite, dans le cadre du programme Artémis. Outre la mise en place d’une station en orbite, il est également prévu de permettre à des astronautes de fouler la surface, en vue d’y déployer des installations.

Compte tenu de l’absence de visibilité directe entre la face cachée de la Lune et la Terre, il sera nécessaire de positionner un orbiteur pour pouvoir relayer les communications entre les charges utiles au sol et les opérateurs. Autre solution : faire appel aux satellites en place, à l’image du Lunar Reconnaissance Orbiter (USA) ou bien Chandrayaan-2 (Inde), dans le cadre de la coopération spatiale.

Chang’e 4 pris en photo par Yutu-2. // Source : Flickr/CC/CNSA

Si les États-Unis n’ont jamais déposé le moindre atterrisseur ni astromobile sur la face cachée de la Lune, ni d’ailleurs aucun équipage d’astronautes, il y a tout de même un autre pays qui a relevé le défi : la Chine. En 2019, le pays a mené à bien la mission Chang’e 4, qui consistait à déployer au sol un atterrisseur et un astromobile, Yutu 2 (Lapin de jade 2) — un satellite en orbite était aussi présent pour assurer le relais.

Les deux missions qu’envisage la Nasa sur la face cachée de la Lune sont largement à sa portée, compte tenu de son historique en matière d’exploration lunaire et le fait qu’elle a mené depuis des missions bien plus complexes, notamment vers Mars et Titan, une lune de Jupiter. En comparaison, atteindre la face cachée de la Lune pourrait presque être une promenade santé.

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