Si le « Death Valley » en Californie a atteint une température record de l'air, des recherches sur les températures de surface montrent qu'il existe des déserts où la chaleur peut franchir des paliers encore plus extrêmes.

Quel est l’endroit le plus chaud de la planète ? Il est souvent affirmé que le Death Valley, ou Vallée de la mort en Californie, remporte cette palme en ayant atteint un record, en 1913, jusqu’à 56,7 degrés (Celsius). En 2020, le maximum avait été de 54,4 degrés. Durant l’été, il y fait régulièrement bien plus de 45 degrés. Le 12 juillet 2012, la température la plus basse dans cette localité était de 42 degrés — la température journalière minimale la plus haute jamais enregistrée.

Mais il s’agit là de la température de l’air. D’après une étude publiée en mai 2021 dans Bulletin of the American Meteorological Society, et basée sur une analyse satellite, il existe deux endroits sur Terre où la « température de surface » est encore plus brûlante. Alors voici où vous n’irez jamais vivre — car vous ne pourriez pas y survivre bien longtemps pour cause d’hyperthermie.

Jusqu’à 80,8 degrés (c’est très chaud)

«  La plupart des études précédentes sur les températures extrêmes se sont principalement concentrées sur les températures atmosphériques », écrivent les météorologues qui, dans cette étude, ont investigué en revanche les températures de surface. C’est ainsi qu’ils ont découvert que deux régions sur Terre avaient récemment atteint des pics allant jusqu’à 80,8 degrés Celsius :

  • Le désert du Dasht-e Lut, en Iran, dont le nom signifie en persan « désert du vide » ;
  • Le désert de Sonora, au Mexique.
Le désert Dasht-e Lut, en Iran. // Source : Erik Albers / Wikimédia

Une précédente étude sur le Dasht-e Lut, publiée en 2011, suggérait déjà des températures de surface record atteignant 70 degrés ; et les auteurs précisaient que leur technologie impliquait «  probablement une sous-estimation des températures extrêmes maximales de surface ».

La nouvelle étude publiée en mai 2021 repose sur une nouvelle technologie, où chaque pixel mesuré correspond à 1 kilomètre carré et non plus 5 kilomètres carrés, ce qui met davantage en évidence les nuances. L’observation, basée sur 20 ans d’analyse, provient par ailleurs de deux satellites, équipés d’un spectroradiomètre imageur à résolution modérée (MODIS) fourni par la NASA. Cet appareil est capable de mesurer la chaleur infrarouge de surface : ce n’est pas la température de l’air, mais la température qu’aurait le sol si vous le touchiez.

La chaleur du sol provient tout à la fois des radiations solaires et du contact avec l’air — lui-même déjà très chaud. Et, si elle peut atteindre un extrême comme 80,8 degrés dans ces deux déserts, c’est en raison de la configuration locale : de vastes étendues de sable sont encerclées de montagnes, ce qui piège l’air chaud, et favorise donc le fameux couplage radiations/air chaud sur les surfaces. Qui plus est, dans le désert du Dasht-e Lut, les dunes sont pour la plupart recouvertes d’une roche volcanique noire, emprisonnant encore davantage de chaleur.

Les météorologues ont également pu identifier la région la plus froide et, sans grande surprise, elle est située en Antarctique, où un record a été enregistré à –110,9 degrés (ce qui est, là encore, plus froid que de précédentes mesures, d’environ 10 degrés).

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