Blue Origin a retenu l'option des enchères pour attribuer le premier ticket de son futur vol habité, et un évènement en trois phases.

On se doutait que le prix du ticket pour bénéficier d’un vol suborbital opéré par Blue Origin allait être élevé — ce genre d’escapade extra-atmosphérique n’est en effet pas à la portée de toutes les bourses. Il s’avère que le coût du voyage pourrait être bien plus élevé que les estimations qui circulent depuis quelque temps. En effet, Blue Origin a retenu l’option de la mise aux enchères pour céder le premier billet.

L’entreprise américaine spécialisée dans les activités spatiales a dévoilé ses plans le 5 mai. Pour faire durer le suspense, et inciter à la surenchère, le concours s’étale sur trois phases : entre le 5 et 19 mai, les enchères sont secrètes, mais il est impossible de voir les enchères des autres. À partir du 19 mai, elles deviennent visibles et il faut dépasser l’enchère précédente pour continuer à participer. Enfin, le 12 juin, c’est la dernière ligne droite, avec une enchère en ligne en direct.

Mais, quelles que soient les sommes en jeu, Blue Origin n’en verra pas directement la couleur. La société fondée par Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, a fait savoir que le montant qui remportera la mise ira à sa fondation, Club for the Future, qui a pour ambition « d’inspirer les nouvelles générations à poursuivre une carrière dans les sciences et aider à façonner le futur de la vie dans l’espace ».

New Shepard
Les grandes étapes d’un vol New Shepard. // Source : Blue Origin

Embarquement le 20 juillet 2021

Quant aux autres sièges, rien n’a été précisé. Selon toute vraisemblance, ils seront mis en vente, selon des modalités qui restent à connaître. La capsule fabriquée par Blue Origin a la capacité d’accueillir plusieurs personnes à la fois. Ce que l’on sait en revanche, c’est la date du vol : le 20 juillet 2021. En conséquence, le vol d’essai que doit conduire Blue Origin avec un équipage d’entraînement devra avoir lieu et réussir d’ici là — le dernier test conduit par la société remonte à la mi-avril, sans personne à bord.

Il est à noter que Blue Origin n’a pas choisi par hasard le 5 mai comme date d’annonce. Il y a soixante ans, Alan Shepard devenait le premier Américain à voyager dans l’espace, et le deuxième homme, après Youri Gagarine. C’est d’ailleurs le nom de Shepard que Blue Origin a retenu pour baptiser la fusée — New Shepard — qui transportera la capsule habitée, en juillet prochain.

Sur le papier, l’expérience que propose Blue Origin consiste à effectuer un bond spatial à très haute altitude, de façon à dépasser la limite conventionnelle de 100 kilomètres qui sépare l’atmosphère de l’espace. Ce sera un vol suborbital, c’est-à-dire qu’il n’est pas du tout question de mettre en orbite la capsule autour de la Terre. La New Shepard doit revenir automatiquement sur Terre, tout comme la capsule, dont le retour sera freiné par un jeu de parachutes et son système de propulsion.

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