En mars, SpaceX a bouclé quatre missions au profit de sa constellation de satellites Starlink. Jamais l'entreprise n'avait eu un tel rythme en seulement un mois.

Depuis le début de l’année 2021, la cadence des missions Starlink est plutôt soutenue : chaque mois, on compte au moins deux lancements de soixante satellites à chaque fois. Mais le mois de mars qui s’achève aura été l’occasion pour l’entreprise américaine d’établir un nouveau record personnel. En effet, elle a pu procéder à quatre tirs, dont deux n’ont été espacés que de quelques jours.

Un record pour Starlink

Le dernier décollage de cette série est survenu le 24 mars. Comme la plupart du temps désormais, tout s’est passé comme sur des roulettes : les soixante satellites Starlink ont pu être largués à l’orbite voulue, et la fusée Falcon 9 qui a été chargée de les transporter a fait ce qui lui était demandé. Et comme d’habitude, le premier étage du lanceur est revenu sur la barge au large des côtes américaines.

Ce lancement au profit de Starlink achève une série exceptionnelle pour SpaceX, car la société avait procédé au cours du mois à trois autres tirs : les 4, 11 et 14 mars. Ces quatre tirs effacent le précédent record que la société avait établi en octobre 2020, avec trois tirs les 6, 18 et 24 octobre. Surtout, SpaceX a pu démontrer sa capacité à enchaîner deux missions à trois jours d’écart à peine.

Starlink fusée lanceur SpaceX Falcon 9
Une photographie montrant le décollage d’une fusée Falcon 9 au profit d’une mission Starlink. // Source : SpaceX

Avec ces quatre tirs, SpaceX a ajouté à sa constellation pas moins de 240 satellites. Il faut rappeler que l’entreprise a pour projet de créer un réseau de satellites pour déployer une offre d’Internet depuis l’espace. Il y en a désormais plus de 1 300 en orbite. C’est beaucoup, mais encore insuffisant pour couvrir toute la Terre. Selon Elon Musk, il faudra attendre 2022 pour y parvenir.

« Ensuite, c’est une question de densification de la couverture. Il est important de noter que le cellulaire aura toujours l’avantage dans les zones urbaines denses », ajoutait-il en février dernier. À très long terme, il est évoqué une constellation accueillant des milliers, voire des dizaines de milliers de satellites en orbite basse. Ce qui explique d’ailleurs aussi pourquoi la Nasa resserre ses liens avec SpaceX pour éviter les collisions.

Mars aura été un mois particulier dans l’histoire de SpaceX. Outre la cadence soutenue des tirs au profit de Starlink, il s’avère que l’entreprise a aussi établi un record dans l’utilisation du premier étage d’une fusée Falcon 9. Le 14 mars, justement pour la troisième mission Starlink, ce segment du lanceur accomplissait son neuvième aller-retour entre la Terre et l’espace.

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