La séquence de vaccination peut être ouverte en France, après l'aval des différents acteurs européens. Avec quelques jours d'avance.

La campagne de vaccination sera prudente, mais les protocoles parlementaires sont allés vite : après une décision de l’Agence Européenne du Médicament d’approuver le vaccin de Pfizer et BioNTech, la Commission européenne a abondé et les pays membres ont commencé à détailler leurs plans. Pour la France, c’est Olivier Véran, ministre de la Santé, qui a annoncé sur Europe 1 que la campagne commencerait dès la fin de la semaine, soit le 27 décembre 2020. « Un début très progressif  », commente le ministre pour Europe 1, qui souhaite montrer que la France est dans la rapidité, mais non dans la précipitation.

Un calendrier avancé de quelques jours

Pour clore le chapitre institutionnel, reste encore à recueillir l’avis de la Haute Autorité de Santé, qui doit le publier le mercredi 23 ou le jeudi 24. Il paraît peu probable qu’elle n’aille pas dans le sens d’un début de vaccination rapide, même si l’autorité pourra tout à fait faire des préconisations essentielles pour le bon déroulé de la campagne. C’est elle qui avait établi la théorie du plan de vaccination adopté par la France.

Rappelons que la France a créé un plan en 3 grandes étapes, qui simplifie celui de la Haute Autorité de Santé qui imaginait 5 phases. En substance, l’ordre reste similaire. Les premières personnes à recevoir une dose seront les personnes âgées en EHPAD avec comorbidité. Puis, très vite (un mois plus tard) le personnel médical, les personnes âgées hors EHPAD et les personnes présentant une pathologie seront prioritaires. Enfin, au printemps, la France prévoit une vaccination ouverte à toutes et à tous. Le tout, en respectant bien entendu le consentement des patients : l’obligation de la vaccination contre la covid-19 n’a jamais été au programme des autorités françaises.

Par rapport au calendrier détaillé par Olivier Véran un peu plus tôt dans l’année, la France gagne quelques jours : on imaginait que les premières vaccinations auraient lieu en janvier alors qu’elles auront visiblement lieu en décembre. Cela dit, il faut toujours rappeler que cette vitesse ne court-circuite pas le processus de validation scientifique et les précautions sanitaires nécessaires au déploiement d’un tel vaccin : c’est bien plutôt les phases administratives, juridiques et politiques qui sont accélérées en vue de l’urgence.

 

Crédit photo de la une : Pfizer/Pexels/Montage

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