La fusée Falcon 9 a décollé avec succès de Floride. Direction la Station spatiale internationale pour les astronautes Robert Behnken et Douglas Hurley, à bord de la capsule Crew Dragon.

Décollage réussi pour la fusée Falcon 9. Samedi 30 mai, à 21h20 heure française, elle s’est élancée sans difficulté depuis son aire de lancement au centre spatial Kennedy, en Floride. Prochain arrêt : la Station spatiale internationale. Le lanceur a en effet propulsé la capsule Crew Dragon, qui accueille deux astronautes américains : Robert Behnken et Douglas Hurley. Ils rejoindront l’ISS d’ici 19 heures.

La Falcon 9 sur son pas de tir. // Source : Flickr/CC/Nasa HQ Photo (photo recadrée)

Retour sans encombre du premier étage

Initialement, la mission Launch America, l’autre nom de la mission Crew Dragon Demo-2 devait survenir le 27 mai. Hélas, des conditions météorologiques trop mauvaises sur place ont conduit l’agence spatiale américaine à retarder le vol pour bénéficier d’une fenêtre de tir plus propice. Une solution de repli était aussi disponible dimanche soir — elle ne sera en fin de compte pas nécessaire.

De son côté, le premier étage de la fusée Falcon 9 a correctement regagné la terre ferme, ou plus exactement le bateau envoyé aux larges des côtes de Floride pour que le lanceur puisse être récupéré et resservir ultérieurement. Un succès évidemment éclipsé par la nature de la mission, mais qui est à souligner après quelques ratés de SpaceX en début d’année.

Cette mission est doublement historique pour les USA. Elle doit définitivement qualifier la capacité de SpaceX à acheminer des équipages dans l’espace, mais aussi à les ramener sur Terre sans encombre.  Ce vol est l’aboutissement de pratiquement une décennie de préparation, avec des tests innombrables. L’entreprise a bénéficié du soutien de la Nasa, qui lui a permis d’opérer à partir de 2013 des opérations de ravitaillement de l’ISS, avec un cargo inhabité.

Mais surtout, ce vol offre aux États-Unis l’occasion de retrouver leur capacité d’accès autonome à l’espace, après une longue période d’interruption. L’Amérique a en effet perdu cette faculté en 2011 lors du retrait de sa navette spatiale,  récipité par une catastrophe en 2003. Depuis, il lui fallait s’en remettre à Moscou, ce qui froissait Washington, notamment au regard du poids de sa participation dans l’ISS.

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