SpaceX a dû se résoudre à renoncer pour le moment à un décollage pour étoffer sa constellation Starlink. La raison ? Une tempête tropicale approche des côtes.

Après l’épidémie de coronavirus qui cloue les fusées de SpaceX au sol, voici venue la saison des tempêtes tropicales. Une nouvelle contrariété pour l’entreprise américaine, qui a déjà dû réorganiser son planning à la suite de deux missions avortées (un tir devait avoir lieu fin mars et l’autre début avril). Désormais, c’est la météo qui s’en mêle, avec une première menace cyclonique détectée au large des États-Unis.

La tempête doit en effet passer à proximité des côtes de Floride, avant de remonter vers les États de Caroline du Sud et du Nord. Or, l’intensité de la dépression doit s’accentuer dans les jours à venir, selon La Première. Dans la mesure où SpaceX doit décoller de la base de lancement de Cap Canaveral, face à l’océan Atlantique, sa fusée est directement exposée aux vents violents.

La tempête tropicale Arthur menaçant le vol, SpaceX a décidé de le reporter de plusieurs jours. // Source : SpaceX

Un report au-delà du 27 mai

Aussi l’entreprise américaine a-t-elle décidé le 18 mai de reporter à plus tard le vol. Celui-ci aura lieu après le 27 mai, jour où doit survenir le tout premier vol habité de SpaceX vers la Station spatiale internationale. Initialement, SpaceX avait planifié ce décollage le 17 mai, avant de le reporter au lendemain. Mais les conditions météorologiques trop dégradées ont fini par l’emporter.

L’objectif de ce vol est de mettre en orbite une grappe de soixante satellites Starlink, qui viendront gonfler la constellation artificielle que l’entreprise est en train de constituer en basse altitude. Son objectif ? Proposer des abonnements à Internet depuis l’espace aux régions du monde qui sont mal desservies en infrastructure terrestre. Avec ce nouvel envoi, il y en aura 480 en orbite autour de la Terre.

Crédit photo de la une : NOAA

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