La comète interstellaire Borisov est en train de s'éloigner de nous dans le système solaire. Des astronomes pensent que l'objet pourrait être en train de se désintégrer. Des variations de sa luminosité ont été constatées.

Le visiteur interstellaire Borisov pourrait être en train de se désintégrer. La comète, qui est passée près du Soleil à la fin de l’année dernière et s’éloigne maintenant de nous, a été observée en train de changer d’éclat à deux reprises. Des astronomes ont rapporté cette découverte dans The Astronomer’s Telegram (un site qui diffuse des observations astronomiques) le 12 mars 2020.

« Ce comportement est une indication importante qu’une fragmentation du noyau est en cours », écrivent les scientifiques de l’université Jagellon et de l’université de Varsovie (Pologne) dans cette note.

La comète interstellaire Borisov observée en octobre dernier. // Source : Wikimedia/CC/NASA, ESA, and D. Jewitt (University of California, Los Angeles) (photo recadrée)

Les observations ont été réalisées dans le cadre de l’Optical Gravitational Lensing Experiment (OGLE) , un projet d’astronomie de l’université de Varsovie. C’est l’Observatoire de Las Campanas (au Chili) qui est mobilisé pour la plupart de ses observations. Les astronomes ont ainsi pu constater que la comète interstellaire Borisov s’est « éclaircie » à deux reprises en mars. Ceci pourrait permettre de penser que la comète serait bien en train de se désintégrer.

Borisov est le deuxième visiteur interstellaire identifié par l’humanité (le premier était Oumuamua). Depuis septembre dernier, son origine extérieure au système solaire est connue. Les scientifiques attendaient avec intérêt que l’objet s’approche au plus près du Soleil, afin d’avoir l’opportunité d’en savoir plus sur sa composition et sa provenance. Son évolution après cette approche suscite aussi des interrogations, comme celle de savoir si Borisov pourrait se désintégrer.

Plus proche d’une comète à longue période

Les données obtenues sur la comète Borisov ont montré qu’elle était plus proche d’une comète à longue période (qui met plus de 200 ans à réaliser deux passages successifs au plus proche du Soleil) que d’une comète à courte période, comme le relève ScienceAlert. Les comètes à longue période sont plus susceptibles de se désintégrer. On pouvait donc émettre l’hypothèse que Borisov allait se désagréger en approchant du Soleil, mais ce scénario n’était pas non plus une certitude.

Quoiqu’il en soit, les variations de luminosité de la comète restent une aubaine pour les scientifiques qui peuvent profiter de ces observations pour étudier plus précisément la chimie de l’objet. Les astronomes n’ont certainement pas fini de regarder Borisov, même si la comète s’éloigne désormais de nous.

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